samedi, 30 juin 2007

Marina Grey où le souvenir des Russes Blancs

   L'essentiel de cet article a été écrit le 30 Juin 2007, son contenu fut réactualisé le 20 Octobre 2007 et le 30 Juin 2008.

   Journaliste, historienne et productrice d'émissions radiophoniques, dont "La Tribune de l'Histoire" animée par Alain Decaux, André Castelot et son époux Jean-François Chiappe. Même si elle écrivit trois livres sur la Révolution Française, Marina Grey (1919-2005) fut surtout connue de son vivant pour avoir été longtemps le seul auteur à avoir enquêté et publié sur les Russes Blancs et la Guerre Civile Russe (1917-1921):

    Un conflit ignoré en France, même si nous savons que tous les anciens sujets du Tsar Nicolas II n'étaient pas tous devenus des Bolchéviques acharnés; on se souvient des Russes Blancs chauffeurs de taxi à Paris ou à Nice, on s'est imaginé qu'ils devaient être tous des nostalgiques de l'Autocratie des Romanov. En réalité, ils étaient tous des antibolchéviques, sans être tous favorables à un maintien de l'Empire Russe avec les archaismes et les inégalités socio-éducatives du règne de Nicolas II. Celui-ci avait tenté de réformer complètement son empire avec l'aide du Ministre réformateur Pierre Arcadievitch Stolypine (1862-1911). Mais ce dernier fut assassiné en 1911 par un révolutionnaire. Et le Tsar tomba ensuite sous l'influence de Raspoutine...

     Certains Russes Blancs étaient partisans d'une monarchie constitutionnelle et d'autres soutenaient l'instauration d'une république "à la française", un grand nombre toutefois demeuraient fidèles à l'Autocratie renversée. mais tous se retrouvaient d'accord sur un point, un même idéal: la pérennisation de la Sainte Russie mise à mal par Lénine et ces sbires. On pense qu'ils se sont réfugiés en Europe Occidentale, surtout en France, dès l'année 1918. La plupart sont arrivés qu'en 1920 ou 1921. Dans l'intervalle, une guerre civile qui coûta la vie à dix millions de personnes. Jusqu'en 1920: les "Blancs" antibolchéviques avaient conquis la quasi-totalité de la Russie d'Europe et un bon tiers de la Russie d'Asie aux dépens de l'Armée Rouge.

    En quelques mois la situation se retourna complètement en faveur des Rouges: la véritable naissance de l'URSS. Abandonnés par les gouvernements occidentaux en particulier par le Roi d'Angleterre Georges V et par le Kaiser Guillaume II qu'ils ne firent rien pour sauver leur cousin Nicolas II. Trahis par des agents doubles, les Russes Blancs payèrent aussi le prix de leurs divergences d'opinions. Ceux qui parvinrent à échapper aux Rouges, se réunirent en Turquie, dans la baie de Gallipolli et sous la protection de l'Armée Française et avant de gagner la France ou la Yougoslavie naissante. Les seuls mouvements antibolchéviques qui parvinrent à vaincre l'Armée Rouge furent les armées polonaise de Josez Pilsudski (1867-1935) et finlandaise de Carl Gustaf Mannerheim (1867-1951).

    Marina Grey rappela les exploits des Russes Blancs jusqu'en 1919 dans ces premiers livres, en particulier dans "La Campagne de Glaçe" et "Les Armées Blanches" (livre écrit en collaboration avec Jean Bourdier). Dans ces études, elle ne pouvait pas s'empêcher d'insister sur la vaillance et les mérites véritables d'un des généraux russes blancs: Anton Ivanovitch Dénikine (1872-1947), un peu au détriment des autres: Wrangel, Koltchack, Alexéiev... Car elle était la fille unique de Dénikine. Mais ces enquêtes étaient rigoureuses, appuyées sur des sources rarement exploitées avant elle. Elle fit faire des bonds de géant à la Recherche sur cette période.  On lui doit d'avoir éclairci les circonstances exactes des enlèvements à Paris en plein jour des Généraux Koutiépov et Miller, en 1930 et en 1937, par des agents du KGB. Ces officiers étaient à la tête du commandement de l'Armée Blanche basé à Paris, au début dirigé par Wrangel (mort empoisonné en 1928).

   Après ces évènements, les membres de cette armée plus ou moins secrète se dispersèrent: Dénikine s'enfuit aux Etats-Unis où il mourut. Sa fille Marina devait publier sa biographie ("Mon père le Général Dénikine") après avoir fait éditer le journal d'exil de sa mère. D'autres Russes Blancs continuèrent la lutte en Europe dans la clandestinité. Au moment de la Seconde Guerre Mondiale, ils se divisèrent, un grand nombre rejoint les Alliés. Quelques autres s'engagèrent dans la Wehrmacht en rejoignant l'Armée de Libération Nationale Russe du Général russe dissident Andréi Vlassov (1900-1946), ils prétendirent qu'ils n'avaient jamais adhéré au Nazisme ni participé à la Shoah et ni à l'anéantissemnt du Ghetto de Varsovie. 

    Les Alliés devaient livrer une grande majorité d'entre eux à Staline, en application d'accords secrets signés à Yalta. Seule une minorité parvint à gagner l'Argentine, après s'être réfugié au Liechenstein avec le soutien du Monarque, du gouvernement et de la population de ce micro-état. L'histoire de cette minorité est le sujet du film "Vent d'Est" réalisé en 1993 par Robert Enrico. Selon le fils d'un rescapé de l'Armée Vlassov et qui travailla à la réalisation de ce film, Michel Barsky, "Vent d'Est" était le nom de code de la livraison des Russes Blancs à Staline. 

      On pourrait se dire: ces Russes Blancs, livrés à Staline, ont connu un sort tragique. Mais ils se sont incorporés dans l'Armée Allemande, dirigée par Hitler. Or, Satline a exigé et obtenu que lui soit livré tous les Russes Blancs, y compris ceux qui s'étaient engagés dans la Résistance. Les Alliés ont accepté, car le Tyran leur avait dit qu'il leur rendrait en échange des prisonniers anglais, français et américains tombés entre ses mains: il n'a pas tenu parole.  En France, les Russes Blancs arrêtés étaient séquestré dans un camp d'internement à la Celle Saint-Cloud jusqu'en 1947, où les Agents du KGB les torturaient et parfois les éxécutaient. La Résidence du "Petit Beauregard" a été construit à l'emplaçement de ce camp.

      Une autre ruse de Staline pour récupérer et ensuite éxécuter les Russes Blancs: A l'aide d'une campagne médiatique très bien orchestrée, il fit croire qu'il avait pardonné, que l'URSS avait besoin des émigrés et que leus proches attendaient leur retour avec impatience. Le Dictateur envoya des émissaires du KGB dans toute l'Europe pour annoncer cette "bonne nouvelle". Certains Russes, ayant "le mal du pays", crurent de bonne foi à cette amnistie... Ils revinrent en URSS: c'était un piège... Le Film "Est-Ouest" (1999) de Régis Wargnier avec Catherine Deneuve raconte cette duperie, mais les personnages principaux sont hélas fictifs.  

     Marina Grey n'écrivit rien sur le sort de ces compatriotes pendant la Second Guerre Mondiale. Elle continua à cultiver le culte des exploits des Russes Blancs pendant la Guerre Civile. C'est pourquoi, on peut regretter qu'elle n'écrivit rien sur les combats des Russes Blancs contre le Régime Soviétique jusqu'à l'écroulement de celui-ci en 1990. Rien donc sur le Solidarisme, appelé aussi le NTS, un mouvement contre-révolutionnaire quasi-clandestin qui possédait une radio en Allemagne de L'Ouest émettant vers les pays du Bloc de l'Est. Une équipe qui éditait des livres, des tracts, des journaux diffusés dans toute l'URSS, pour dénonçer le système soviétique et maintenir l'espoir. à la barbe du KGB. L'un des responsables était Arcady Stolypine, le fils du ministre de Nicolas II.

   Elle se pencha sur les dernières années du règne de Nicolas II, le résultat de ces enquêtes démolit l'Histoire officielle: elle est parvenu à découvrir les véritables commanditaires de l'assassinat de Raspoutine ("Qui a tué Raspoutine ?"), elle confirme les découvertes de deux chercheurs britanniques, Tom Mangold et Anthony Summers, sur la fin de la Famille Impériale à Iekaterinenbourg en 1918:

   Tous les trois estiment  que seul le Tsar fut éxécuté à la Maison Ipatiev, le Tsarevitch étant mort avant, la Tsarine et les Archiduchesses furent évacuées par le Soviet local jusqu'à Perm, afin qu'elles ne puissent pas être libérer par l'Armée Blanche. Celle-ci devait arriver à Iekaterinenbourg le surlendemain de l'éxécution du Tsar. ILs s'appuient sur des témoignages paraissant irréfutables et sur les résultats concordants d'autres enquêteurs occidentaux entre 1918 et 1919 sur les lieux mêmes de l'éxécution.

  Des témoignages et des enquêtes qui avaient été écarté par le Juge Sokolov, chargé par les Blancs de définir exactement la thèse officielle: toute la famille impériale a été éxécutée avec le Docteur Botkine et la servante nommée Démidova: une théorie approuvée par la Propagande Soviétique. Le rapport de Sokolov, publié d'abord en Français (?) puis en Russe (les deux versions du même texte diffèrent), est truffée d'invraissemblances. Un exemple: les corsets que les archiduchesses auraient porté au moment du massacre, auraient été retrouver au fond d'un puits intactes sans le moindre impact de balles ni taches de sang !!! 

  Marina Grey comme les chercheurs anglais avoue perdre la traçe de la Tsarine et de ces filles à partir de Perm. IL est vrai quand on se penche sur la fin des Romanov à la Maison Ipatiev, ils demeurent des zones d'ombres ayant suscité l'apparition ensuite d'imposteurs: plusieurs fausses archiduchesses dont Anna Anderson et quelques faux tsarévitch. Les corps retrouvés près d'une mine en 1990 laissent songeurs:

  Il n'y pas le nombre exact de suppliciés si on croit la thèse officielle, que sont devenus Anastasia, le Tsarévitch Alexis et la servante Démidova ?  Le document sur lequel s'est appuyé les découvreurs des cadavres, le témoignage de l'assassin Youroski, s'avère être un faux, Youroski était illettré. Et les faits relatés divergent avec le résultat de l'enquête de Sokolov: Pour ce dernier, tous les corps ont été brulés et ensuite asperger d'acides citriques, il ne devait resté plus qu'un liquide blanchâtre sauf un doigt. Il fut attribué au Docteur Botkine par Sokolov et à l'Impératrice par Mangold et Summers. Si tous les corps calcinés ont été aspergés d'acides, les ossements retrouvés ne peuvent pas être ceux de la Famille Impériale et a contrario, s'ils sont bien ceux des Romanov, alors Sokolov a menti. Une interrogation qui a suscité l'apparition de nouveaux prétendus Tsarévitch.

    En Juillet 2007, deux corps ont été retrouvés à quelques mètres du premier charnier: ce serait les mânes de l'Archiduchesse Maria et celle du Tsarevitch. D'après Jean des Cars, la "Fausse Anastasia" aurait été le jouet d'intrigants qui lui aurait demandé de faire croire qu'elle était la fille du Tsar, afin de récupérer la fortune du Tsar caché dans une banque à Londres. Cette hypothèse est une scène du film Anastasia d'Anatole Litvak (1954). L'existence de ce compte en banque londonien est en réalité une mystification, le Tsar avait fait rapatrier toute sa fortune en Russie juste avant la Révolution d'Octobre.

   On sait que dans la première "tombe", un corps féminin était discuté: est-ce celui de Maria ou celui de Démidova ? le corps retrouvé en 1990 serait celui de la servante. Mais il manque un corps celui ...d'Anastasia !!! Selon certains experts, Il est très difficile de pratiquer des tests ADN sur des corps brulés. Un historien russe a prétendu que les corps retrouvé en 1990 était ceux d'une famille de paysans massacrés en 1918.  Ils n'existent donc aucunes preuves tangibles de la théorie officielle à ma connaissance. La thèse de Marina Grey, étayée de témoignages, est ainsi crédible.

    D'autre part en 1977, Boris Eltsine fit démolir la "Maison Ipatiev"  (où la Famille Impériale aurait été éxécutée) sur ordre de Brejnev et d'Andropov. Trente et un jours après le décès à Vancouver d'un certain Heino Tanmet ou Tammet. De son vivant, il passait pour être le Tsarévitch. Un site en anglais lui est consacré: www.npsnet.com/tsarevich_alexei Où on peut découvrir sa tombe sur laquelle est inscrite le nom de Romanov, mais celà ne prouve rien. En 1998, les Editions de La Martinière sise à Paris publia un livre écrit par trois auteurs Russes: Vadim Petrov, Igor Lyssenko et George Egorov, La Fuite d'Alexis, où ils prétendirent que Tsarévitch avait survécu et serait devenu un certain Vassili Filatov. Du Roman, comme les prétentions du mythomane Alex Brimeyer (1945-1995) qui avait publié chez Fayard en 1982: "Moi, Alexis, arrière-petit-fils du Tsar"

    Un cas: un général polonais passé au service de la CIA, Goloniewski. IL dénonça avec exactitude des agents doubles et des traitres américains à la fin des années soixantes, ces renseignements étaient excellents pour l'Ouest. Mais il prétendait être Alexis, alors qu'il n'était pas hémophile comme le fut le jeune prince. Pourtant ces connaissances exactes de l'intimité des Romanov restent mystérieuses.

    Depuis les années ont passé et Vladimir Poutine est devenu le maitre du Kremlin. Il a le souci de réconcillier les Russes avec leur Histoire et aussi pour sa propre gloire: en Octobre 2003, il fit rétablir la statue déboulonnée en 1917 du Tsar Alexandre III à Ikoutsk, d'autre part il accepta la construction d'une cathédrale et d'un ensemble de statues en hommage au Tsar Nicolas II, de la Tsarine et de leurs enfants à Ekaterinenbourg à l'emplacement de la Maison Ipatiev, et d'une fresque à la gloire de la Famille Impériale et de  tous les combattants de la Guerre Civile (Blancs et Rouges à égalité) dans la salle d'attentev de la gare d'Ekaterinenbourg (on voit le Tsar et sa famille montant au Ciel). Il a même organisé le rapatriement du corps de la Tsarine Maria Feodorovna (mère de Nicolas II) du Danemark en Septembre 2006 (cette Tsarine avait toujours signalé de son exil dans son pays natal, qu'elle refusait que son corps soit inhumé après sa mort en Russie, une information de Michel Barsky). Poutine a laissé faire l'érection en 2004 d'une statue de l'Amiral Koltchack (1874-1920) à Irkoutsk.

 Vladimir Poutine offrit la nationalité russe à Marina Grey et organisa des obsèques solennelles l'été 2005 à Saint Petersbourg pour la dépouille des Parents de l'Historienne. Elle mourut en Novembre 2005. Si on croit notre informateur, Michel Barsky, Poutine ferait jouer l'Hymne soviétique tous les jours devant la tombe de Dénkine et devant la statue de Koltchak, l'hymne de leurs adversaires et bourreaux.

 SOURCES:

-CARS (Jean des): La Saga des Romanov (Plon, Paris, 2008).

-CARS (Jean des): Saint-Pétersbourg sur les pas des Tsars (Perrin, Paris, 2007).                          

-DOLBEAU (Christophe): Face au bolchévisme: petit dictionnaire des résistances nationales à l'Est de l'Europe 1917-1989 (Arctic, Paris, 2007).

-GORBOFF (Marina): La Russie fantôme, l'émigration russe de 1920 à 1950 (L'Age d'Homme, Paris-Lausanne, 1995).

-JEVAKHOFF (Alexandre): Les Russes Blancs (Taillandier, Paris, 2007).

-LOUPAN (Victor): Nicolas II, le saint Tsar (Editions des Syrtes/ Presses de la Renaissance, Paris-Montréal, 2002).

-MANGOLD (Tom) et SUMMERS (Anthony): Le Massacre des Romanov (Albin Michel, Paris, 1976).

-MENEY (Patrick): Les mains coupées de la Taiga (La Table Ronde, Paris, 1980).

-STOLYPINE (Arcady): De l'Empire à l'Exil, mémoires posthumes (Albin Michel, Paris, 1996).

-STOLYPINE (Arcady) et DIMITRI: Les Pourvoyeurs du Goulag (Famot, Genève, 4 volumes, 1976).

-VENNER (Dominique): Les Blancs et les Rouges, Histoire de la Guerre Civile Russe 1917-1921 (Pygmalion/ Gérard Watelet, collection "Rouge et Blanche", Paris, 1997 réédité par les Editions du Rocher, Paris, 2007). 

-WOLTON (Thierry): Le KGB en France (Grasset, Paris, 1986).

-WRANGEL (Général Pierre Nikolaievitch): Mémoires (Arctic, Paris, 2007).

Sites internet: www.emigrationrussse.com 

                     www.romanov-memorial.com (site en anglais)

                      www.searchfoundationinc.org  (site en anglais exposant la thèse de l'identité impériale des ossements retrouvés)

Illustration: http://f.wikipedia.or/wiki/Image:Romanovsaints.png            

 Un article écrit par Bruno  Bagni sur Les Russes Blancs réfugiés en Corse: www.russie.net/france/corse.htm

Un article écrit par Jean des Cars sous le titre "Histoire éternelle et Sainte Russie" dans le Numéro 539 de Novembre 2007 intitulé "Russie, l'Histoire réconcilliée" de la revue Le Spectacle du Monde.

  Il n'existe à ce jour aucune étude en langue française concernant Vlassov et son armée. Le livre Pour Vlassov de Jean-Christophe Buisson, publié chez Jean-Claude Lattès à Paris en 2004, est un roman. Toutefois nous vous recommandons les deux sites suivants: http://fr.wikipedia.org/wiki/Vlassov  et http://fr.wikipedia.org/wiki/Armee_Vlassov  

Oeuvres de Marina Grey sur la Fin des Romanov et la Guerre Civile Russe:

-"Qui a tué Raspoutine ?" (Editions In Fine, Paris, 1993).

-"Enquête sur le massacre des Romanov" (Perrin, Paris, 1987 et 1990).

Oeuvres de Marina Grey sur les Russes Blancs:

-"La Campagne de Glaçe" (Perrin, Paris 1964 et 1978, et Arctic, Paris 2007).

-"Les Armées Blanches" en collaboration avec Jean Bourdier (Stock, Paris, 1968 et Dualpha, Paris, 2005).

-" Mimizan-sur-Guerre, journal de ma mère sous l'Occupation..." (Stock, Paris, 1976).

-"Le Général meurt à Minuit, l'enlèvement des généraux Koutiépov (1930) et Miller (1937)" (Plon, Paris, 1981).

-"Mon père, le Général Dénikine" (Perrin, collection "Présence de l'Histoire", Paris, 1984 et Arctic, Paris, 2007).

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