vendredi, 09 mai 2008
La dame de chez Maxim's
Les pièces de Georges Feydeau sont régulièrement jouées au Théâtre de nos jours. Car, comme Molière, Feydeau a laissé des oeuvres intemporelles avec des situations comiques indémodables. La dame de chez Maxim's est une pièce intéressante à analyser, voici les raisons:
Monsieur Petipon est un bourgeois fier de vivre dans un confort haussmannien. Il s'est marié à une riche héritière, qui au fil des ans est devenu une "vieille bigote", une "grenouille de bénitier", une "araignée de sacristie" comme disent méchamment les mauvaises langues plus ou moins impies. Bref, il s'empresse de la tromper dès qu'elle a le dos tourné.
Mal lui en apris: un soir de beuverie, il fait la sottise de rentrer saoul chez lui avec une "demoiselle de petite vertu" (une ribaude), une certaine "Mome Crevette". Le lendemain, quand il est bien dessaoulé, il constate avec effroi que la "Mome" est encore dans son lit et que son épouse est rentré plus tôt que prévu: les deux femmes sont dans le même appartement, il ne faut surtout pas qu'elles se rencontrent. Voici l'arrivée d'un médecin qui va aider Petipon. Voilà l'apparition d'un oncle officier de Petipon, qui va prendre la "Mome" pour sa nièce et l'iviter à la noce de sa pupille. Il va même charger la "Mome" d'apprendre les "bonnes manières" de Paris à sa pupille !!! Tout ce "petit monde" va se retrouver au mariage en Touraine, où la "Mome" va découvrir que le futur marié n'est autre que son amant !!! Et c'est parti pour deux heures de délires, de quiproquos en cascades et de portes qui clacquent.
Si cette pièce de Feydeau se réduisait à ce synopsis, elle ne serait qu'un vaudeville distrayant parmi tant d'autres. Mais l'auteur a pris cette bouffonnerie comme prétexte pour dénoncer et ridiculiser deux comportements:
A)Premier comportement:- Monsieur et Madame Petipon, ainsi que l'ami médecin et la "Mome", arrivent au mariage. Il a lieu en Touraine. La "Mome" va subjuguer l'assistance par sa démarche vulgaire. Mais les dames de Touraine, si on croit Feydeau, vont suivre aveuglement la mode de Paris comme des "moutons de Panurge". Alors elles vont imiter la "Mome" sans le moindre discernement.
C'est à la fois une dénonciation par Feydeau de ces provinciaux qui rêvent de Paris -qu'ils idéalisent- sans se rendent compte qu'ils mènent une vie agréable; et surtout une attaque envers les dames qui, telles des girouettes, suivent le vent sous le prétexte stupide que c'est "moderne". Lénine, plus tard, les appelera: "les idiots utiles". S'il y a des décideurs révolutionnaires, qui grâce à une campagne médiatique très organisée, mènent un combat pour bousculer la morale ambiante comme la légalisation de l'Avortement ou celle de l'Euthanasie par exemple, les girouettes vont les suivrent, parce-qu'il faut soi-disant "vivre avec son temps".
Or, les faiseurs d'opinion ne sont en fait qu'une minorité de personnes. On dit à ces girouettes: "Jetez-vous par la fenêtre, car c'est la mode", elles se jetteraient par la fenêtre. Si elles rencontrent des gens réfractaires aux "idées nouvelles" voulues par les révolutionnaires, elles les traitent de "réactionnaires", de "rétrogrades" ou encore de "passéistes". C'est en partie à cause de l'aveuglement de girouettes que plusieurs totalitarismes ou bouleversements éthiques ont pu triompher au XIXème ou au XXème siècle.
B)Second comportement:- Afin de justifier éventuellement les amours adultères de Monsieur Petipon, Feydeau nous présente Madame Petitpon comme une femme pieuse et vertueuse. Mais pendant toute la pièce, les autres personnages s'ingénient à la ridiculiser. Car Madame Petipon est un archétype: l'épouse catholique du XIXème siècle qui croit en toute sincérité aux apparitions mariales et à la venue du "Grand Monarque", le Roi annoncé par des prophéties millénaristes qui va sauver la France et lui rendre son lustre d'antan.
a) Les Apparitions:
On relève de nombreux cas d'apparitions mariales dans toute la France et dans toute l'Europe jusqu'à la fin du XXème siècle, et quelques cas sur d'autres continents. On recense aussi quelques cas d'apparitions christiques ou angéliques. Nous vous présentons les cas en France, nous voulons laisser vous faire votre opinion:
47 après Jésus-Christ: Puy-en-Velay, une femme atteinte de forte fièvre, appelée Villa, déclare avoir vu la Vierge. Elle rencontra l'évêque du Puy, saint Georges, de construire un sanctuaire à la Madone, à la demande de celle-ci. Faute de moyens, le saint ériga qu'une pallissade en bois. C'est l'origine liouintaine du Pélerinage à la Vierge Noire du Puy.
221: Puy-en-Velay, une infirme prétendit avoir vu en songe la Vierge lui ordonner de se faire porter sur le mont Aunis, ce qu'elle fit et fut ainsi guérie. C'est l'autre origine de la construction du sanctuaire du Puy.
430: Notre-Dame de Marmaillé en Anjou. Un disciple de saint Martin, moine à Marmoutiers, saint Maurille raconta avoir vu la Vierge et l'Enfant-Jésus lui apparaitre dans un peuplier. A l'emplacement de cet arbre, le saint moine fit édifier le sanctuaire de Notre-Dame de Marmaillé. Charlemagne attribua à la Madone invoquée dans ce lieu de dévotion sa victoire de 786.
633: Au large de Boulogne-sur-Mer, des marins déclaraient que la Vierge leur était apparue, afin de leur demander d'aller récupérer une statue de Marie qui voguait sans pilote dans la Mer, c'est l'origine de Notre-Dame de Boulogne et des Vierges Pélerines.
1008: Valenciennes. La Peste s'était abbatue sur cette cité du Hainaut et avait fait huit mille morts en quelques jours. C'est alors qu'un ermite répondant au nom de Bertelain, natif de Pont près de Fontenelle, implora la Vierge. Celle-ci lui avait répondu, d'après ces dires, et lui avait prédit un grand miracle visible par tous qui eut lieu le 7 Septembre 1008, la veille de la Fête de la Nativité de Marie. Dans la nuit du 7 au 8 Septembre, les valenciennois virent un long fil rouge provenant du Ciel et englobant la superficie de la commune. La relique de ce fil, appelé le "Saint Cordon", sera brûlé à la Révolution. Si on croit Bertelain, la Vierge lui avait dit que la Peste cesserait si les Valenciennois prennent l'habitude d'organiser une procession à sa gloire tous les 8 Septembre, ce qu'ils firent et le "Fléau de Dieu" ne devait plus s'abbatre sur la Ville. Les habitants prirent l'habitude de remplacer le cordon par un cierge de la longuer de leur ville, un cierge appelé une "soignie". En septembre 2008, l'ensemble des Valenciennois ont commémoré avec faste et recueillement le Millénaire de cet évènement: http://notre-dame-de.valenciennes.fr et http://christophe.tondeux.free.fr/valenciennes/stcordon/
1020: Trois cas d'apparitions supposées de la Vierge autour de l'An 1020: à une bergère nommée Elisabeth ce qui suscita la construction de Notre-Dame de Verdale près de Cahors; à un berger nommé Raymond ce qui encouragea l'édification de Notre-Dame d'Alet dans la périphérie de Toulouse; à une enfant aveugle de Marsanne près de Valence, Marie lui permettera de retrouver la vue, ce qui poussa à l'inauguration de Notre-Dame du Fresneau.
1105: Arras où s'abbattit "le Mal des ardents". L'évêque Lambert invoqua la Vierge qui apparut à deux ménestrels: Ithier dans le Brabant et à Normand dans le Château de Saint-Pol dans le Tiennois, dans les nuits du 24 au 25 Mai et du 25 au 26 Mai. Elle leur demanda d'aller voir Lambert, qui devait les réconcilliés. Lorsqu'ils arrivèrent à Arras, ils revirent la Vierge...
XVème siècle: La Vierge apparut à un berger de Thoranne-Haute (Haute-Provence) lui enjoignant de construire une église et afin de prouver la réalité de l'apparition, elle lui donna une rose. C'est l'origine de Notre-Dame de la Fleur. Et à un autre berger dans la Province du Languedoc, dans l'actuel département des Hautes-Pyrénées: c'est l'origine de Notre-Dame de Médous.
1509: près de Villefranche-de-Rouergue, un charretier nommé Colongos se lamentait, son char était embourbé. Il implora la Bonne Mère. Celle-ci lui apparut avec les apôtres. Après la fin de cette vision, le char n'était plus embourbé. L'évêque de Rodez fera édifier Notre-Dame des Treize Pierres à l'emplacement de l'apparition.
1512: Aspin, près de Lourdes, un couple raconta que la Vierge leur était apparut et était venue pour les sortir des décombtres d'une maison écroulée.
1515: Garaison (Hautes-Pyrénées), une bergère, Anglèze de Sagazan, native de Mauléon-Magnoac, déclara avoir eu une apparition de la Vierge.
1519: Notre-Dame de Cotignac (Var), Jean de la Baume racontait que la Vierge lui était apparue dans la nuit du 10 au 11 Août 1519. L'Eglise Notre-Dame des Grâces fut construite à partir du 14 Septembre 1519. Le Pape Léon X accorda une série de privilièges à ce sanctuaire, le 17 Mars 1521.
1587: Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) où vivaient une veuve, Domenge Liloye, et sa fille Andrette, avaient une dévotion à Notre-Dame de Médous. Domenge Liloye devait raconter que la Vierge lui était apparut et lui avait demandé de prévenir les prêtres et les consuls de Bagnères de faire pénitence sous la menace de grands dangers. Les édiles ne crurent pas Domenge, certains mourrurent ensuite dans d'atroces douleurs. Les survivants comprirent et firent pénitence en précipitant à Notre-Dame de Médous. Jusqu'en 1792, un pélerinage avait lieu tous les 2 Août. Les Révolutionnaires détruisirent le sanctuaire en l'incendiant, mais la statue de la Madone put être sauver in-extremis.
1628: Bordeaux. Une Statue de la Vierge fut plaçé sur un autel de la nef de l'église Saint André. Au cours d'une messe, un moine déclara avoir vu une couronne au-dessus de la statue, ce qui suscita la construction de Notre-Dame de la Nef.
1637: "Le Voeu de Louis XIII": alors que Louis XIII et Anne d'Autriche priaient la madone pour avoir enfin un héritier au bout de 20 ans de mariage, le 27 Octobre le Frère Fiacre (moine des Augustins déchaussés) eut une révélation pendant qu'il priat Notre-Dame des Victoires de Paris. Cette église comme Notre-Dame des Victoires de la Rochelle avait été construite pour commémorer la prise de la Rochelle aux Protestants par les troupes Royales commandées par Richelieu. Le Roi promit à la Sainte Vierge de lui dédier son royaume, si elle l'exaucait. Afin d'obtenir la naissance de son fils, la Reine faisait célébrer trois neuvaines de prières à Notre-Dame de Cotignac, à Notre-Dame des Victoires de Paris et à Notre-Dame des Victoires de la Rochelle là où prait le Frère Fiacre. Le 3 Novembre 1637 vers deux heures du matin, il fut réveillée dans sa cellule par des cris de nourrisson. Il devait raconter avoir vu la Vierge lui présenter un enfant et il prétendit que la Madone lui avait dit: " N'ayez pas peur, je suis la mère de Dieu, et l'enfant que vous voyez est le Dauphin que Dieu veut donner à la France." Il précisait que Marie lui était à trois reprises et lui a vait montrer la derrnière fois le sanctuaire de Cotignac, où ni lui ni le Père Supérieur, ni les autres moines ne connaissaient et n'avaient vu d'illustrations. Quand le Frère Fiacre raconta la description de Cotignac à des personnes connaissant ce sanctuaire, tous déclarèrent que le Frère avait raison. L'enfant royal fut conçu au moment où le moine finissait ces neuvaines. Ce Dauphin naquit le 5 Septembre 1638, il fut baptisé Louis-Dieudonné, il deviendra Louis XIV. En guise de remerciements, Louis XIII consacra la France à la Vierge. Bien plus tard en 1660, Louis XIV et sa mère la Reine Anne vinrent faire actions de grâce à Cotignac.
1649: le 25 Mars, le jour de la fête de l'Annonciation qui était un jour chômé dans tout le Royaume. Sauf pour un protestant (Pierre Port-Combez) du hameau des Plantées près de Limay (Dauphiné), il brava l'interdit au grand désespoir de son épouse catholique. Il commença par couper du bois d'osier, quand il découvrit ses mains en sang et ce sang provenait de l'osier qu'il venait de couper. Ayant volontairement travaillé un jour férié, il comparut devant la Justice qui devait le condamner à verser une amende à l'Eglise Catholique; Il accepta de se convertir au Catholicisme en Mars 1657, après avoir déclarer avoir vu la Madone sur le monticule de l'Epinousse et avoir discuter avec elle l'ayant pris d'abord pour une demoiselle égarée. Deux bergères témoignèrent l'avoir vu parler avec un interlocuteur sans pouvoir distinguer cet interlocuteur. Le huguenot se convertit dans la nuit du 14 au 15 Août 1657, il devait mourir quelques jours plus tard (le 21 Août).
1652: Querrien, près de la Prénessaye (Bretagne), une enfant sourde-muette, Jeanne Courtel, déclarait avoir entendu (?!) et vu la Madone qui lui parla. C'était le 15 Août 1652 à six heures du soir. La gamine raconta l'apparition à ces parents stupéfiés d'entendre leur fille pour la première fois. On cria au miracle. Elle devait ensuite déclarer avoir eu quinze visites de la Sainte Vierge. Celle-ci lui avait demandé de construire un sanctuaire et afin de prouver que la jeune Jeanne n'était pas victime de diableries, Marie lui annonça l'emplacement d'une statue enterrée. On vérifia les dires attribués à la Vierge et une statue fut bien découverte. Un pélerinage se créa et des guérisons miraculeuses se multiplièrent.
1660: A Cotignac, à quelques mêtres de l'église dédiée à la Madone, le 7 Juin, un jeune berger âgé de 22 ans, Gaspard Ricard, conduit son troupeau sur le versant est du Bessillon. C'est alors qu'il vit apparaitre saint Joseph, qui lui parla en provençal. le saint lui demanda de soulever une pierre qui ne pouvait être lever que par huit hommes, Gaspard accepta et parvint à soulever la pierre, qui laissa apparaitre une source miraculeuse jusque là ignorée. Ce qui suscita des processions et des guérisons. Et évidemment la construction d'un lieu de culte.
1661: Goult dans le Lubéron, un homme âgé de 63 ans, Antoine de Nantes déclara avoir vu un enfant qui devait être reconnu comme étant l'Enfant-Jésus, auréolé d'une grande lumière au-dessus d'une église en ruine. Il fut cru: une procession s'organisa sur le lieu de l'apparition. Une croix fut plantée et l'église fut reconstruite. D'autres personnes prétendirent ensuite avoir vu le Christ en Croix ou la Sainte Vierge apparaitre au dessus de la même église. L'Eglise se nomma désormais Notre-Dame de Lumières.
1664: Laus, près de Grenoble, une jeune fille de 17 ans, Benoite Rencurel, déclarait avoir vue la Vierge et l'Enfant-Jésus. Elle devait ensuite raconter avoir revu la vierge 250 fois, revivre la Passion du Christ, subir des persécutions du Démon et recevoir la communion des mains des Anges. En 1665, Messeigneurs Guillard et Lombard, respectivement vicaires généraux de Gap et d'Embrun, ont reconnus la réalité des apparitions comme Monseigneur di Falco Léandri, évêque de Gap, au nom du Saint-Siège, en Mars 2008.
1682: Alan, Madeleine Serres, âgée de 12 ans, déclara avoir vu la Vierge, ce qui suscita la construction de Notre-Dame de Lareu.
1692: deux apparitions en Bretagne: à Saint-Carré, un journalier (Jean Bizin) déclara avoir vu la Vierge à trois reprises. Il déterra une statue d'après des indicationbs que la Vierge était senssée lui avoir dit. Ce qui suscita l'édification de Notre-Dame de Piété. On note plusieurs guérisons. A Coutcoustronnec, un paysan (Yves-Claude Allain) déclara avoir vu lui aussi la Vierge à trois reprises, afin de construire Notre-Dame de Guianthez.
1717: Lescure, un jeune berger répondant au nom de Jean Paillé déclara lui aussi avoir eu des appartions de la Madone. La Chapelle Notre-Dame de la Visitation (consacrée en 1724) rapelle ce témoignage.
1791: Saint-Laurent de la Plaine (Anjou, Maine-et-Loire). Le soir du 15 Septembre 1791, Catherine et Marie Oger, Perrine-Jeanne Boulestreau et plusieurs enfants déclareront avoir vu la Madone apparue au-dessus d'un chêne. Plus de 10 000 personnes feront le même récit jusqu'en 1792. Le voiturier Jacques Cathelineau (tué le 14 Juillet 1793) viendra en pélerinage une vingtaine de fois à Saint-Laurent avant de lançer l'insurrection vendéenne.
1803: Malcôte, près d'Ornans (Doubs), Cécille Mille (1790-1835) raconte avoir vu la vierge après avoir retrouvé une statue de la Madone cachée dans un chêne depuis la Révolution. C'est l'origine du sanctuaire Notre-Dame du Chêne.
1830: Apparitions de la Vierge à Catherine Labouré, religieuse de l'Ordre des Filles de la Charité, rue du Bac à Paris. Elle entra dans ce couvent en Janvier 1830, trois après avoir déclaré avoir vu en songe saint Vincent de Paul (le fondateur des Filles de la Charité). Elle raconta que la Madone lui avait annoncé des évènements qui devaient avoir lieu et avoir vu le Christ-Roi lui prédir la Révoluion de 1830 et donc la chute de Charles X. Elle est morte le 31 Décembre 1876. Les apparitions ne furent pas reconnues par l'Eglise Catholique, qui devait pourtant canoniser Catherine Labouré en 1947. En 1894, la Congrégation des Rites autorisa l'instauration de la fête liturgique de l'apparition de la Médaille Miraculeuse en date du 27 Novembre.
1846: Une seule apparition à la Salette, le samedi 19 Septembre à deux bergers, Mélanie Calvat (âgée de 14 ans) et Maximin Giraud (âgé de 11 ans). Ces deux enfants illettrés ne se connaissaient que de la veille. La "Dame" les supplia de prier pour la France et leur révéla des informations qui devront garder secrets. un site : www.nd-la-salette.com Après Mélanie Calvat devait soutenir les prétentions de la Baronne de Stenberg, née Maria-Stella Chiappini, qui prétendait être la fille de Philippe Egalité, échangée à la naissance avec le fils du géôlier italien Chiappini qui l'éleva avant de lui apprendre la substitution. Le fils de Chaippini aurait été le futur "Roi des Français" Louis-Philippe. Une substitution confirmée par le tribunal écclésiastique de Faenza: http://fr.wikipedia.org/wiki/Baronne_de_Sternberg Si on croit le géôlier, son fils aurait été adopter par le Prince et la princesse de Joinville, une identité que portaient Philippe Egalité et son épouse. Quant à Maximin Giraud, il s'enrola dans les Zouaves Ponticaux pour défendre les Etats du Pape contre l'unfication maçonnique de l'Italie par le Révolutionnaire Giussepe Garibaldi. Il soutint Charles-Guillaume Naundorff (?-1845), qui prétendait être Louis XVII et qui prétendait avoir eu des apparitions de saint Michel Archange. De nombreux survivants de l'Ancien Régime et de la Terreur l'ont reconnu comme étant le fils de Louis XVI, les historiens sont encore aujourd'hui partagés: www.museelouisxvii.com (Laure de la Chapelle), www.chez.com/louis17 (Philippe Delorme), www.blanrue.com/louis17.htm (Paul-Eric Blanrue). Le site de l'Institut Louis XVII, favorable aux prétentions de Naundorff: www.louis-xvii.com
1848: La Vierge , le 23 Juin de cette année-là, apparut à Rosette Dasque (8ans) et à deux cousines Françoise Vignaux et Françoise Vignaux-Miquiou, toutes deux âgées de 11ans, dans le sanctuaire de Nouilhan à Montoussé (Hautes Pyrénées).
1858: Lourdes. La Vierge apparut à Bernadette Soubirous, une pauvresse, dans la grotte de Massabielle à trente kilomètres du sanctuaire de Nouilhan. Sitôt la fin des nombreuses apparitions, des guérisons miraculeuses reconnues comme réelles par la Médecine eurent lieu. Cette année le Pape Benoit XVI et les Catholiques Français commémorent le 150 ème anniversaire de ces apparitions: www.lourdes2008.com Une carte souvenir DVD sur sainte Bernadette: www.ocmusic.org/boutique/product_info.php?cPath=48product... Au moment de ces apparitions, une cinquantaine d'enfants et d'adolescents, entre Avril et Juin 1858, déclaraient eux-aussi avoir vu la Sainte Vierge. A Trie, une fillette prétendait avoir vu Marie, l'Enfant-Jésus, et les âmes de ces frères et soeurs morts en bas âge. Un autre cas: une jeune fille de 17 ans, Joséphine Albario, tomba en extase et disait voir la Sainte Famille et elle précisait que saint Joseph se caressait la moustache !!!
1859: Picheloup, le 23 Juin. La Madone apparut à quatre bergères: Mélanie Cavé, Jeanne Sarlabous et deux soeurs Marianne et Françoise Bernadet dans un lieu-dit se trouvant actuellement dans la commune d'Arnaud-Guilhem (département de Haute-Garonne). Les quatre jeunes filles déclaront avoir vu la Vierge régulièrement pendant dix-huit mois. Comme beaucoup de voyantes ayant prétendu voir la Vierge comme sainte Bernadette, elles entrèrent toutes les quatre au couvent: elles choisirent le même ordre, les Soeurs de Saint-Joseph de Dorat près de Limoges, elles y entrèrent le jour de la Fête de Notre-Dame du Rosaire, le 7 Octobre 1861. Seule Félicie Cavé devait continuer à dire qu'elle avait des visions: en 1871, elle annonça qu'elle venait de voir le Christ-Roi. Deux sites: http://fr.wikipedia.org/wiki/Picheloup et http://picheloup.blogspot.com/.
1871: Pontmain. La Vierge apparut une seule fois à sept enfants de ce village de la Mayenne: Eugène et Joseph Barbedette, âgés de 12 et de 10 ans qui furent les premiers à voir, Françoise Richer (11 ans), Jeanne-Marie Lebossé (9 ans), Eugène Friteau (6 ans et demi), Augustin Boivin (25 mois) et Auguste Avice (4 ans). Au bout de 10 minutes, ils racontèrent qu'un Christ rouge et une croix de la même couleur venaient d'appariatre devant la Vierge qui devait prendre la Croix. Seule Jeanne-Marie Lebossé devait se rétracter, mais sa rétractation ne devait pas être juger crédible !!! Un site: www.sanctuaire-pontmain.com
1872: Neubois est un village de l'Alsace annexé un an plus tôt par la Prusse victorieuse de la France, quand survint la première apparition le 7 Juillet. Au total 31 adultes, 48 enfants (dont Odile Martin ayant déclaré que la vierge lui était apparu 157 fois) et 8 adolescents de la commune et 60 personnes extérieures à cette municipalité prétendirent avoir vu la Madone. Certains d'entre eux dirent que le Roi de France Henri V ("le Comte de Chambord") leur était apparu à huit reprises (alors qu'il vivait en exil à Frosdorff près de Vienne en Autriche) et le Pape de l'époque, Pie IX à trente-sept reprises. Il eut vingt-huit rétractations. Comme à Lourdes, une fontaine a été découverte selon des descriptions attribuées à Marie, là il y aurait eu des guérisons miraculeuses: http://fr.wikipedia.org/wiki/Neubois . D'autres cas d'apparitions supposées ou réelles dans des communes de l'Alsace-Moselle occupée: Wulschbronn (1870), L'Hôpital (1872), Diding, Rixheim et Walbach en 1873, Wittelsheim (1873-1875). Une des fillettes, qui furent les premières à déclarer avoir vu Marie, prétendit qu'elle l'avait vu frapper un régiment de soldats prussiens !!!
1873: Blain et La Fraudais, au nord de Nantes. La fille d'un exploitant agricole, Marie-Julie Jahenny (1850-1941), déclara avoir eu des visions en Janvier et Mars 1873. Elle racontera avoir des visions jusqu'à la fin de ces jours. Elle était une stigmatisée et elle était considérée comme une grande mystique. Elle annonçait la venue d'un grand Roi pour la France: http://voiemystique.free.fr/marie_julie_jahenny_extrait.htm et www.marie-julie-jahenny.fr Elle avait prédit l'accession au Trône pontifical du Pape Jean-Paul II.
1873:Saint-Bauzille-de-la-Sylve, près de Béziers. Un vigneron âgé de trente ans, Auguste Arnaud, catholique peu pratiquent et père de deux enfants, déclara avoir eu deux apparitions de la Vierge, le Dimanche 8 Juin et le Mardi 8 Juillet 1873. Avant même la seconde apparition, il fut cru sincère et un pélerinage se créa. Quand il raconta voir la Vierge la seconde fois, une petite fille se trouvait à ses côtés: elle s'appelait Marie Coulon et était native de Rieucoulon. Elle aussi prétendait voir la Madone. Mais sa description de la tenue de Marie ne correspondait pas à celle d'Auguste Arnaud. On le crut, pas la gamine.
1882: Lyon, Une certaine Anne-Marie Coste déclare avoir eu des apparitions de la Vierge du 6 Novembre 1882 au 2 Janvier 1883.
1884: Saint-Colombin (aujourd'hui Saint-Colomban) près de Nantes, une fillette de onze ans, Marie Lorteau, déclare elle aussi voir la Madone.
1886: Saint-Pierre Eynac (Haute-Loire), Marie Grossou et Françoise Pradu font le même constat.
1887: Langnac (Lot-et-Garonne), Suzanne Salles et Léonne Boudie racontent elles aussi avoir vu Marie.
1888: Villemanges (Loire), un garçonnet de treize ans, Jean Bernard prétend lui aussi contempler la Vierge.
1896: Tilly-sur-Seulles, près de Bayeux. Trois religieuses institutrices de l'Ordre des Soeurs du Sacré-Coeur, leurs soixante élèves et des adultes se trouvant incidemment dans leur école, tous ont déclaré avoir vu la Madone entourée d'anges le 18 Mars 1896, le jour de la saint Gabriel. D'autres apparitions auront lieu très régulièrement jusqu'en 1899 et parfois très régulièrement: pendant le mois d'Avril 1896, elle est apparue neuf fois. Si on croit une des voyantes, Marie Martel, la Vierge avait demandée la construction d'une basilique pour invoquer Notre-Dame du Rosaire. Elle prétendait que Marie lui parlait et lui disait a peu près la même chose qu'à Bernadette Soubirous. Marie Martel a raconté avoir eu aussi des apparitions du Christ, de saint Michel, de saint Joseph et de sainte Jeanne d'Arc. Une lettre enthousiaste : http://dieu-sauve.chez-alice.fr/apparitions/tilly/tilly.htm Un visonnaire Eugène Vintras (1805-1875) fondateur de l'Oeuvre de la Miséricorde, était natif de cette commune. Lui-même avait prétendu avoir eu des visites du Christ, de la Vierge Marie et de l'Archange Saint-Michel en 1839, ce qui lui avait permis d'annoncer la venue du Grand-Monarque en la personne de Charles-Guillaume Naundorff, qu'il reconnaissait comme étant Louis XVII. Il se prétendait être la réincarnation du Prophète Elie: http://www.morgane.org/gnosis/Vintras.doc Il fit des émules.
1909: Bordeaux, une dénomée Marie déclare avoir vu la Sainte Vierge. Mais l'évêque de Bordeaux prend la décision ne pas entamer une enquête concernant les prétentions de Marie et exige le silence. D'autres prélats ont eu les mêmes réactions au sujet des apparitions supposées avoir eu lieu en 1882, 1884, 1886, 1887 et en 1888, afin de ne pas indisposer les goub=vernements anticléricaux de la IIIème République.
1914: Bataille de la Marne. Dans l'église du Gâvre (Loire-Atlantique), on peut contempler deux vitraux consacrés à des apparitions pendant cette célèbre bataille de la Première Guerre Mondiale, l'après-midi du 8 Septembre 1914. Le premier vitrail célèbre une apparition du Sacré-Coeur aux troupes françaises en bleu horizon, à la tête de ces troupes le Général de Castelnau. Le deuxième vitrail veut confirmer le témoignage de plus 100 000 de soldats allemands qui prétendirent que la Vierge -leur tournant le dos- les avaient tous repoussés violemment. Nous citons la confession d'un aumônier allamand:" Comme soldat, je devrai garder le silence: comme prêtre, je crois devoir dire ce que j'ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d'être refoulés, car nous étions légion, comparés aux Français et nous comptions bien arrivés à Paris...Elle nous tournait le dos et de la main droite, sembalit nous repousser." Il était interdit d'en parler sous peine d'être fusillé
1914: Chapelle Notre-Dame des Armées, Versailles. Une jeune fille, Marcelle Lançon, membre d'un groupe de prière ("La Pieuse Union"), déclara avoir vu la Vierge la 8 Septembre 1914 en tant que Reine de France; le Sacré-Coeur, saint Michel Archange et sainte Jehanne d'Arc le 31 Décembre 1914; le Christ en tant Roi de France le 20 Juin 1915 et une dernière fois la Vierge comme Reine de France le 8 Octobre 1916. Monseigneur Roland-Gosselin, alors évêque de Versailles, donna son accord pour l'impression et la diffusion de l'image de Marie Reine de France d'après les visions de Marcelle Lançon et ainsi que la prière révélée au cours des apparitions. Le Prélat bénit le tableau représentant la dernière apparition. Un tableau que l'on peut toujours contempler dans la Chapelle Notre-Dame des Armées. L'actuel curé de cette paroisse, l'Abbé Guimon, de la Fraternité Saint-Pierre, m'a dit de vive voix avoir lui-même enquêter sur la réalité de ces apparitions, ces conclusions étaient négatives. C'est pourquoi, il prit la décisoin de ne faire aucune illusion à ces apparitions sur le site de sa chapelle: www.notredamesdesarmees.com Il a dit son opposition à la publication d'une brochure (la seule source de référence sur ces apparitions) consacrées aux visions de Marcelle Lançon: Les Apparitions de Versailles; Marie, Reine de France; Jésus, Roi de France. (Téqui, Paris, 2007). www.librairietequi.com
1916: Loublande. Une jeune fille vendéenne, Claire Ferchaud (1896-1972), déclare que le Sacré-Coeur lui est apparu et lui a demandé de bouter les allemands hors de France et que la France républicaine et laique se repente de son indélité envers le Catholicisme d'Etat. Claire raconte que le Christ lui a demandé que le Sacré-Coeur apparaissent désormais sur les drapeaux nationaux avec la mention "Espoir et Salut de la Fance". Elle rencontra Raymond Poincaré à plusieurs reprises, qui ne tiendra pas compte de ces exhortations. Claire Ferchaud fut très vite crû par les Catholiques en raisons d'une croyance très forte envers le Sacré-Coeur, sauveur de la France, depuis des décennies. Une croyance qui avait suscité la construction de la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre à Paris: www.salve-regina.com/histoire/Histoire_sacrecoeur.htm Une controverse perdure au sujet de Claire: www.clovis-diffusion.com/PBSCProductasp?ItmID=2134927 Aujourd'hui, les catholiques français fidèles à la Tradition et partageant la même sensiblité que le Pape Benoit XVI ont pris le drapeau de Loublande comme emblême. Patrice et Roger Martineau ont écri, composé et interprêté une chanson à la gloire de Claire Ferchaud qu'on peut entendre sur leur très beau disque intitulé: France, terre de promesse. www.martineau-pr.com
Georges Feydeau, né le 8 Décembre 1862, est mort le 5 Juin 1921. Sa pièce La Dame de Chez Maxim's date de 1899.
b) Le Grand Monarque:
A la suite des prophètes de l'Ancien Testament prédisant la venue du Messie, certains israélites ont été persuadés que ce Sauveur annoncé était arrivé en la personne de Jésus, ce sont les premiers Chrétiens. La Croyance s'est répandue au-delà des mers, en Gaule ce fut selon la Tradition grâce auux Saintes Maries de la Mer. Le Christ est devenu le véritable Roi de France, et la Vierge Marie, la Reine et la Sainte Patronne de la France. Les monarques Mérovingiens, Carolingiens puis Capétiens n'étaient que les "lieutenants de Dieu sur Terre".
Pourtant dès le Moyen-Age d'autres prophéties annoncent l'arrivée d'un Grand Monarque, inspiré par le Saint-Esprit. Voici les principales prophéties: Explanatio Somnis de la Sybille Tiburtine, écrit en grec puis traduit en latin autour de l'An 380 après J.C et retraduit en latin tardif vers l'An Mil; les Révélations dit du pseudo-Méthode, dont la paternité est attribuée à Méthode de Patarra (évêque martyr du IVème siècle), à saint Augustin, à Raban Maur ou encore à Alcuin. Elle était écrite en syriaque, elle fut rapidement traduite en grec et en latin, puis en russe, en arménien et en arabe. En 1522, fut publié un recueil de ces prophéties. On relève le cas de prophéties désignées comme étant écrites par saint Catalde (Vè siècle), saint Sever (IVè siècle), saint Césaire d'Arles (Vè-VIè siècle) ou par saint Vincent Ferrier (1350-1419), et qui étaient en réalité antidatées.
La première prophétie faisant état d'un Grand Monarque français est celle d'Adson (920-992), Père-Abbé de l'Abbaye de Montier-en-Der en Champagne. Il fut l'auteur De Ortu et tempore Antichristi (Lettre sur la vie de l'Antéchrist), dédié à la Reine Gerberge. Celle-ci était l'épouse d'un des derniers rois de la dynastie des Carolingiens, Louis IV dit "d'Outremer". Depuis d'autres clercs se sont fait prophètes et annoncèrent eux-aussi le Grand Monarque: le franciscain Jean de Roquetaillade (1319-1365), l'ermite calabrais Téesphore de Cosenza (deuxième moitié du XIVème siècle), le dominicain Thomas Campanella (1568-1639), le vénérable Barthélémy Holzhauser (1613-1658). Et on ne peut pas oublier le médecin et astrolgue de la Reine Catherine de Médicis, le célèbre Nostradamus (Michel de Nostre-Dame, 1503-1566).
En réaction aux "idées nouvelles" propagées par les Philosophes et ensuite par la Révolution, pluisieurs chrétiens annoncèrent le Grand Monarque: l'illustre écrivain savoyard contre-révolutionnaire Joseph de Maistre (1753-1821), l'Abbé Souffrand (1755-1828, curé de Maumusson), l'Abbé Mattay (curé de Saint-Meen en Bretagne), la religieuse du Bellay (morte en 1810), la Bienheureuse Anne-Marie Taigi (1768-1837), Marie de Terreaux (1773-1843) ou en 1830, une bergère de Saint-Affrique nommée Mariane Galtier. Plusieurs de ces prophéties prétendaient que Louis XVII n'était pas mort au Temple et c'était lui le Grand Monarque. On signale quelques escroqueries dont celle commise par la célèbre cartomancienne, Mademoiselle Lenormand, qui pubia en 1827 la Prophétie d'Olivarius, elle prétendit que ce document datait de 1542 et qu'il avait été écrit par un certain Philippe Olivarius. En fait, elle était l'auteur de cette prophétie.
Au XIXème siècle apparaissent plusieurs sectes prophétiques. Louis-Philippe fera arrêter les disciples d'Eugène Vintras (1807-1875). Après la défaite de Sedan et la Commune, de nombreux recueils de nouvelles prophéties furent publiés comme Voix Prophétiques de l'Abbé Curicque et Les Lettres sur les prophéties modernes de l'Abbé Chabauty. Pendant tout le XXème siècle, des revues sur le Grand Monarque paraitront, leurs lecteurs -croyants sincères à la réalité de ces prophéties- étaient appelés "Les Providentialistes".
Plusieurs personnes se déclaront être la Grand Monarque tant attendu, ils auront de nombreux partisans. Voici l'identité de quatre de prétendus Grand Monarque: l'Abbé Félix de Valois (1860-1924), né Félix Devalois, qui se disait être le descendant du "Masque de Fer" et qu'il présentait comme le frère jumeau (sic) de Louis XIV. Il aurait prédit le naufrage du Titanic et la Première Guerre Mondiale (?); Charles de Gimel (1891-1982) qui était encouragé par son épouse Camille Le Guen de Monfort ( "La Mère X." Celle-ci se déguisait en religieuse et créait des ordres monastiques fantaisistes) et qui avait de nombreux partisans ("Les Chevaliers du Roi") à Meaux , Amiens, Versailles, Nantes, Avignon ou à Provins où se trouverait encore dans la chapelle Saint-Quirias, le drapeau des partisans portant douze fleurs de Lys; Léon Millet qui apparut en 1942 et dont les disciples ("les Chevaliers Croisés", "l'Armée du Sacré-Coeur") avaient fait voeu de célibat; le Vicomte Gilles-Arthur de la Villarmois (1897-1971) qui prétendait descendre de Jean 1er le Postume (mort officiellement à l'âge de trois jours !!!), était camérier des Papes Pie XII et Jean XXIII Roncalli et chevalier de Malte et du Saint-Sépulcre.
Les deux derniers prétendus "Grand Monarque" furent récupérés par un prêtre aujourd'hui bien oublié: l'Abbé Michel Collin (1905-1974), prêtre de la Congrégation du Saint-Coeur de Saint-Quentin, qui déclara avoir reçu de Dieu l'ordre de créer "la Croisade du Rosaire et du Magnificat" lors de la nuit de Noel 1942 après avoir créer en 1933, les "Apôtres de l'Amour Infini": le Vatican le condamna en 1951, en 1956 et en 1963 (rendu à l'état de laic, excommunication). Il faut préciser que l'Abbé s'était autoproclamé Pape sous le nom de "Clément XV" et qu'il avait accusé le pape Paul VI d'avoir empoisonné (sic) ces deux prédecesseurs, les Papes Pie XII et Jean XXIII !!!. Sa "croisade du Rosaire et du Magnificat" existe toujours dans plusieurs pays: http://www.gerard-colin.com/clement%20xv/histoire%20resum... et http://www.gerard-collin.com/clement%20xv/apotres%20amour... et http://books.google.fr/books?isbn=2747583678...
C)Feydeau, était-il anticlérical?
Mais pour Feydeau en bon rationaliste, croire en les apparitions ou au Grand Monarque est aussi absurde que de craindre les fantômes ou les esprits frappeurs (in english "Poltergeist"). C'est pourquoi madame Petipon croit aussi aux revenants. L'Ami Médecin de Pétipon en bon scientiste estime que les apparitions sont des canulars, pour lui la seule religion crédible, c'est la Science comme le prêchait alors Auguste Comte. Il est vrai qu'on peut être songeur devant les cas énumérés ci-dessus, même si nous avouons être croyant.
La pièce intiutlée "La Dame de chez Maxim's" date de 1899. Or, entre 1880 et 1908, les gouvernements de gauche qui ont dirigé la France sous la IIIème République étaient des anticléricaux viscéraux et ils suscitèrent des campagnes de presse hostile envers le Clergé et en particulier envers le Saint-Siège, ainsi que des chansons et des spectacles. C'est avec cette mentalité que fut voté au Parlement des mesures laicistes dont la fameuse loi de "Séparation de l'Eglise et de l'Etat" en 1905.
Derrière l'idée généreuse du respect mutuel entre chaques croyances et de leur pratique exclusivement réservée à la sphère privée, se cachait une volonté délibérée de déchristianiser la société française: enseignement public et laic, interdiction de l'enseignement catholique, expulsion de religieux enseignants, expulsion des Chartreux, fichage des militaires et des fonctionnaires, mise sous séquestres des biens du Clergé ("les inventaires"), rejet et négation des racines chrétiennes de la France, la Révolution de 1789 et les Philosophes des Lumières deviennent des modèles, négationnisme envers les atrocités commises sous la Terreur comme le génocide vendéen, réactualisation de la propagande révolutionnaire des Montagnards de 1793, calomnies envers le Moyen-Age.
A suivre ....
SOURCES:
a) les Apparitions:
CHIRON (Yves): Enquête sur les Apparitions de la Vierge. (Mame/Perrin, Paris, 1997 et 2007).
LA FRANQUERIE (Marquis de): La Vierge Marie dans l'Histoire de France. (Résiac, Montsûrs, 1992). www.resiac.com
LA FRANQUERIE (Marquis de): La Mission divine de la France. (Saint-Michel, Québec, 1955).
LAURENTIN (Abbé René): Dictionnaire des Encyclopédies. (Fayard, Paris, 2007).
MOUTON-RAIMBAULT (Claude): Présence de Claire Ferchaud, réponse à un livre trompeur. (Editions de Chiré, Chiré-en-Montreuil, 2007).
MOUTON-RAIMBAULT (Claude): Pour l'Honneur de Claire. (Résiac, Montsûrs, 1995)
MOUTON-RAIMBAULT (Claude) dit Claude Mouton: Ils regarderont vers celui qu'ils ont transperçé, le Sacré-Coeur des origines à Claire Ferchaud. (Résiac, Montsûrs, 1989).
Et concernant les apparitions du Christ et de la Madone lors de la bataille de la Marne, nous avons consulté trois revues: le numéro 92 de Février 2007 de L'Appel de Douaumont (13, rue du Roi Albert 1er, 44000 Nantes), le numéro 93 du bulletin Introibo de l'Association Noel Pinot à Angers et le numéro 99 de Chrétiens Magazine: www.chretiens-magazines.net et http://pagesperso-orange.fr/apparitions
b) le Grand Monarque:
MORIN (Michel): Le Grand Monarque selon les prophéties. (sd, Paris, 2007) Achat sur www.amazon.fr
LA FRANQUERIE (Marquis de): Le Saint Pape et le Grand Monarque. (Editions de Chiré, Chiré-en-Montreuil, 1974).
LESTRANGE (Aymon de) et WARREN (Raoul de): Les Prétendants au Trône de France. (L'Herne, coll. "Mémoriales", Paris, 1990).
VAQUIE (Jean): Bénédictions et malédictions. (Dominique Martin Morin, La Bouère, 1987) Achat sur www.livres-chapitres.com
c) L'anticléricalisme de la IIIè République:
Voici quelques livres que nous avons consultés:
PREVOST (Philippe): Un centenaire trompeur. (Editions de Paris, Versailles, 2005).
REMOND (René): L'Anticléricalisme en France. (Fayard, Paris, 2002).
SEVILLA (Jean): Quand les Catholiques étaient Hors-la-Loi. (Perrin, Paris, 2005).
D'autres sources intéressantes:
DIXMIN (Michel): La République et l'Eglise. (La Martinière, Paris, 2005).
LALOUETTE (Jacqueline): La République anticléricale. (Seuil, Paris, 2002).
SORREL (Christian): La République contre les Congrégations. (Editions du Cerf, Paris, 2003).
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