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mardi, 30 août 2011

Le fils de l'épicier: un beau film à découvrir

Arté diffusera le Jeudi 1er Septembre 2011 à 20h40, un beau film riche d'enseignement, une histoire sincère et touchante: le fils de l'épicier d'Eric Guirado (2006) avec Nicolas Cazalé, Clotilde Hesme, Daniel Duval, Jeanne Goupil et avec Stéphan Guérin-Tillié. Nous avons envie de vous faire découvrir ce film qui, par certains aspects, nous rapelle des souvenirs d'enfance.

   Antoine est un jeune homme qui a crû qu'il trouverait le bonheur et la prospérité à la ville, loin de son village natal. Alors, il est parti, il a laissé ses parents et sa voisine, la jolie et gentille Claire.  Dix longues années de galères a enchaîné les petits boulots mal rémunérés lui ont fait comprendre qu'il s'était lourdement trompé. Or son père est victime d'un accident cardiaque. Il ne peut plus assurer la conduite de sa boutique ambulante. Il l'a mené de hameaux en villages isolés pour ravitailler les agriculteurs et leurs familles. Sa mère tient déjà l'épicerie au village, elle ne peut pas assurer la conduite de la camionette. Elle alerte donc Antoine.

     Celui-ci accepte de "revenir au pays". En plus d'avoir retrouvé ses parents et Claire, il va avoir un emploi stable. Ce métier va lui donner un sens à vie et l'apparence d'un paradoxe: le fait d'avoir retrouvé ces racines va lui permettre d'incarner un lien social et un service public. Il n'arrive pas dans les hameaux  pour uniquement vendre des victuailles aux paysans. Grâce à lui, les habitants des hameaux et des villages isolés ne sont pas coupés du monde. Avec eux, il parle, il échange, il rend des services, ll les informe dans la joien et la bonne humeur.  Et la jolie Claire l'accompagne dans ces tournées.... Il a fallu que son père ait un accident pour qu'il comprenne qu'il pouvait trouver le bonheur et la prospérité là où il était né. Pourquoi chercher loin quand ont peut trouver près de chez soi ?

        Les acteurs sont tout aussi attachants que les personnages qu'ils incarnent. Les paysages superbes sont filmés avec délicatesse. Ce beau film promeut une valeur qui nous est chère: l'authenticité. Nous voyons vivre des gens vrais, simples dans la joie comme dans la peine. Il n'y a pas le moindre faux-semblant. Cette oeuvre est un remède contre l'individualisme: appel au secours entendu, être utile à autrui, la piété filiale. A côté de cette valorisation de la notion d'authenticité, nous notons de nouveau l'apparence d'un paradoxe: le retour aux racines permet d'aller rendre service à autrui. Ce n'est pas parce qu'on doit aller vers l'autre que je dois renier mon père.

         Je suis moi-même français et j'ai du sang étranger dans les veines, j'en suis fier. J'ai séjourné hors de France à plusieurs reprise depuis l'âge de onze ans. Je peux vous assurer que la valeur de l'authenticité n'est pas typiquement français, elle est universelle.  Quand j'étais enfant, je vivais en vacnaces dans un village en Vendée où des commerçants venaient vendre leurs victuailles avec leurs boutiques ambulantes avec les mêmes rapports chaleureux que ceux que nous pouvons voir dans ce film. Quand je séjournais à l'étranger, je retrouvais les mêmes rapports de convialité. C'est pourquoi j'estime que cette oeuvre devrait être connue et êttre reconnue par le plus grand nombre: n'importe qui, quelqu'il soit et quelque soit son origine, pourrait se reconnaître dans les personnages de ce film.

 

Commentaires

bravo bien vu d duval

Écrit par : duval | samedi, 03 septembre 2011

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