mercredi, 23 septembre 2009

In Vino Veritas

   Nous sommes actuellement à l'époque des vendanges et des foires aux vins. Elles connaissent un beau succès malgré les lois récentes promulgées contre l'alcoolisme. Ce sont des lois nécessaires pour éradiquer un fléau, celui de l'ivresse au volant qui a fait trop de victimes (morts, handicapés, familles endeuillées). Nous-même, nous avons été témoin de souffrances dûes à l'ivrognerie, c'est pourquoi nous ne buvons pas d'alcool. Mais nous avons conscience que ces lois peuvent aussi remettre en question toute une culture basée autour de la vigne et ainsi mettre en péril une économie multiséculaire. Les cépages français ont largement contribué au prestige de la France en-dehors de nos frontières. Nous allons vous annoncer plusieurs évènements qui vont vous permettre de redécouvrir la culture autour du vin. Souvenez-vous de Bacchus et de ses bacchanales.

 La culture du vin est aujourd'hui -hélas- confondue avec l'abus de l'alcool, à cause d'une idée préconçue: un garçon adolescent devient vraiment un homme aux lendemains de sa première "cuite". Une confusion navrante, car jadis, le vin était synonyme de convivialité et de fraternité. Afin de se consoler, on a fait le constat que les confréries viticoles existent toujours. La plus célèbre est celle des chevaliers du Tastevin: http://www.tastevin-bourgogne.com/index2.htm?membrecours=0  

 Le bistrot, le fameux "café du commerce", était le coeur d'un village, le lieu de réunion. Il y avait même des chansons autour du vin, les célèbres chansons à boire. Mais elles n'étaient pas toutes sytématiquement grivoises comme en témoigne l'album de reprises de ces vieilles chansons par le Choeur Montjoie Saint-Denis, Chants de la vigne et du vin: http://arelaune.aloli.fr/choeur-montjoie.com/www/ qui vient de paraitre. C'était aussi les chansons des vignerons (on ne disait pas encore viticulteurs) ou des bouilleurs de crus comme des vendangeurs. Car autrefois dans la doulce France, chaque profession avait ses chansons.

  Si on veut retrouver l'ampleur de la culture du vin et celle autour du vin, il existe qu'une seule solution: aller à Bordeaux, voir au musée de l'Aquitaine, l'exposition intitulée: l'Ame du vin chante dans les bouteilles. De l'amphore à la bouteille, de la coupe au calice, l'histoire d'une civilisation du vin à travers celle des continents. Elle est visible jusqu'au 20 Octobre 2009: http://www.bordeaux-tourisme.com/pl/fetes_animations.pl?l...

    Peu de gens le savent, il y a aussi des vignes à Paris sur les côteaux de la butte Montmartre. Les vendanges auront lieu du 7 au 11 Octobre 2009. C'est une vraie fête populaire réjouissante avec comme parrain, Monsieur Charles Aznavour: http://www.fetesdesvendangesdemontmartre.com/index.php?op...

 

mardi, 08 septembre 2009

Apocalypse sur France 2.

A partir de ce soir et les Mardis des deux semaines suivantes, France 2 diffuse à 20h35, une série documentaire exceptionnelle et qui restera dans les annales: Apocalypse, les grandes heures de la Seconde Guerre Mondiale avec sa succession d'horreurs et d'actes de barbaries et aussi le quotidien des terriens pendant ces années noires. Un travail de compilation d'archives et de montage tout à fait remarquable: j'ai moi-même recueillis des témoignages de survivants, ils reconnaissent le calvaire qu'ils ont vécus. On ne peut qu'applaudir Isabelle Clarke et Daniel Costelle, les documentaristes et leurs équipes.

Le site officiel vaut à lui seul le détour: http://programmes.france2.fr/apocalypse-seconde-guerre-mo...

On pourra regarder en parrallèle à cette série, le nouveau film de Robert Guédiguian: l'Armée du Crime, qui sera bientôt diffusé au Cinéma. Cette oeuvre relate la Résistance à travers les exploits du réseau de Michel Manouchian issu des FTP-MOI et l'arrestation des membres de ce réseau par les Nazis: souvenez-vous de la fameuse affiche rouge. La bane dannonce de ce film: www.youtube.com/watch?v=BtOCDgMh5o0

jeudi, 27 août 2009

Le Curé d'Ars

Nous commémorons cette année le 150ème anniversaire du décès de saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), le fameux curé d'Ars. Sa sainteté le Pape Benoit XVI l'a déclaré récemment "saint patron de tous les prêtres". Nous ne pouvons que nous en réjouir que le saint prêtre était tombé dans un oubli relatif, nous connaissons des jeunes catholiques pratiquants qui n'en avaient jamais entendu parler. Nous allons vous raconter bientôt son destin peu banal: avant d'être le prêtre torturé par le démon et qui confessait jusquà seize heures (!) par jours comme le prétend la légende, il fut déserteur.

Afin de vous faire un peu patienter, nous vous annoncons que les 25, 27, 28, 29 et 30 Août 2009, une fresque historique intitulée "le curé d'Ars, un veilleur au coeur de son village" et interprêtée par deux cents comédiens et figurants sera représentée en l'église Notre-Dame de la Miséricorde de Ars-sur-Formans. Renseignements à Ars Office du Tourisme en téléphonant au 04-74-08-10-76. Nous vous invitons à découvrir le site du sanctuaire d'Ars: http://www.arsnet.org/ et celui de l' Historial du Saint Curé d'Ars, qui présente la vie de saint Jean-Marie grâce à des statues de cire conçues par les techniciens et artistes du Musée Grévin de Paris: http://www.musee-ars.org/ Nous vous invitons aussi à découvrir un reportage sur le saint curé: http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/coup_de...  

mardi, 04 août 2009

l'Australie à redécouvrir.

L'Australie a la particularité d'être une île pouvant être considéré comme un continent. On ne peut que se réjoiur que la culture des arborigènes soient aujourd'hui reconnues et protégées. Les populations d'origine européenne ont gardé de la Vieille Europe un certain raffinement de bon aloi. Si la majorité d'entre eux restent des anglo-saxons comme leurs aieux, il faut rappeler qu'un grand nombre d'Australiens sont d'ascendance celte et essentiellement irlandaises, d'autres ont du sang italien ou français dans les veines. 

Deux films pour nous faire aimer l'Australie, ses paysages grandioses, la culture arborigène alliée au raffinement de la Vielle Europe:

Australia, le chef d'oeuvre (2008) de Baz Lurhman vient de sortir en DVD au prix de 14,99 euros: http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/8001W2Y2Z74/intactf...

Le Feu d'Opale, téléfilm allemand (2002) très intéressant difusé Mercredi 5 Août 2009 à 13h40 sur M6. Un beau film d'aventure.

Le point de départ de ces deux oeuvres est identique et ensuite l'intrigue diffère, deux films se passant au début du XXème siècle. On appréciera la reconstitution soignée de l'époque, quand l'Australie ressemblait à s'y méprendre à l'Afrique du Sud de l'Apartheid: l'Europe transplantée et les populations arborigènes cahées et occidentalisées parfois de force avec son lot de personnes tolérantes et généreuses et inversement son lot d'individus racistes et hautains.

    En Australie comme au Canada, tout au long du XIXème siècle et pendant une grande partie du siècle suivant, les populations autochtones ont été violemment déracinés, les enfants étaient séparés de leurs enfants et "occidentalisés" de forces (on leur coupait les cheveux, on brûlait devant eux leurs jouets et leurs amulettes, s'ils parlaient leur langue maternelle ils étaient et humiliés...): ce sont les "générations volées". Les Français en Afrique du Sud et en Amérique du Nord ont subi eux aussi des mesures vexatoires s'ils continuaient à parler le français et à continuer à pratiquer des traditions venues de France, mais ils n'ont pas endurées les humiliations et les séparations à l'inverse des autoctones: ce sont les conséquences des lois promulgées par les ministres des Rois d'Angleterre.

Nous vous signalons que vous trouverez bientôt à la suite de cet article des références sur les liens méconnus entre la France et l'Australie.

lundi, 20 juillet 2009

Le rêve exaucé de Cyrano

    Nous commérons actuellement le quarantième anniversaire du séjour très bref de Neil Armstrong et de Buzz Aldrin sur la Lune, les deux premiers à avoir posé le pieds sur ce satellite qui avais tant fait fantasmé jusque là. Ce fut la promesse réalisée du Président Kennedy pour témoigner de la supériorité du monde libre et capitaliste sur l'Union Soviétique. Depuis quelques heures et encore pendant quelques jours, de nombreux programmes estimables à la télévision française (documentaires, docu-fictions) célèbrent cet anniversaire. Mais nous avons fait le constat que pas un seul ne fait référence à une évidence: la conquête de l'Espace n'est que le prolongement de celle de l'Air depuis le mythe d'Icare.

     Nous faisons aussi le constat qu'il n'ya pas non de réfences faites au premier français à avoir raconter le voyage -certes imaginaire- d'un terrien sur la lune, une oeuvre écrite par Savinien Cyrano de Bergerac (1619-1655) et publiée après sa mort en 1657, quand la Poésie rencontre la Science, la Philosophie avec la Technique. Il s'agit bien de Cyrano, sorti des oubliettes par Edmond Rostand. Ce qui veut dire que dès le XVIIème siècle, on a projeté d'envoyer les hommes sur la Lune.

 > Cet été un spectacle rend hommage à Cyrano à Versailles: Cyrano de Bergerac et les Empires du Soleil: http://chateauversailles-spectacles.fr/spectacle.php?spe=11

        Nous allons rectifier  quelques idées reçues: Cyrano n'était pas son prénom, mais son patronymique. Il s'appelait Savinien, un prénom qu'on entend pas une seule seconde dans la pièçe de Rostand. Il n'était pas natif de Bergerac où il n'y a jamais probablement mis le pied, mais il était né le 6 Mars de l'An de Grâce 1619 à Paris et il devait mourir bruitalement trente-six années plus tard à Sannois, le 28 Juillet de l'An de Grâce  1655. Trente six ans de vie tumultueuse  à se dresser contre l'ordre établi. On le classa bien vite de son vivant et pour sa plus grande joie dans la catégorie des Libertins; il ne faut pas se laisser abuser par le terme de Libertin, ce n'était pas un obsédé aux moeurs dépravées, mais un contestataire qui refusait de suivre benoitement les commandemenents de l'Eglise.

         Edmond Rostand et Paul Féval fils ont popularisé l'idée qu'il devait être un méridional à cause du nom de Bergerac. C'est certes le nom d'une commune dans l'actuel département de la Dordogne et qui est le terroir du Périgord, on peut voir une statue de Cyrano dans cette ville où il n'a jamais séjourné. Bergerac, c'est aussi le nom d'une terre  à Saint-Forget en vallée de Chevreuse qui était la propriété des Cyrano. On pense qu'il a rajouté " de Bergerac" à son nom en 1638. Les deux auteurs ont crû qu'il était du sud, parce qu'il a incorporé l'un des régiments prestigieux des Cadets de Gascogne. Ce qu'il laisse à penser qu'il ne fallait pas être forcément gascon pour devenir un cadet.

          Après une très courte carrière dans l'Armée dans le corps des Cadets de Gascogne, un comble pour un rebelle parisen, il se lança dans la contestation du régime par la publication de pamphlets et de libelles, c'est pourquoi on lui attrribua à tort ou à raison les fameuses Mazarinades, un recueil de propos orduriers et calomnieux envers le Cardinal Mazarin. Il devint un libre-penseur. Ces idées préfigurent celles de Voltaire: il prêcha l'irreligion au grand scandale de son entourage et il proclama haut et fort le matérialisme. Même s'il ne croyait ni à Dieu ni à Diable, il avait toutefois la tête dans les étoiles. C'est pourquoi, il écrivit deux récits de voyages dans l'Espace, l'un sur la Lune et l'autre sur le Soleil, inclus dans son traité d'Alchimie (une "science" qui sentait le souffre pour l'Eglise) intitulé l'Autre Monde. L'Homme seul par son intelligence peut dominer le monde et découvrir la sapience (la Sagesse confondue avec la Science) sans l'aide d'une divinité. On peut considérer Cyrano comme le premier des athées et un précurseur du scientisme d'Auguste Comte.

         Or, on constate que tout n'est pas faux dans l'oeuvre de Rostand: le baron Christian de Neuvillette a bien existé et il était bien amoureux de la cousine de Savinien. Dans la célèbre pièce, Christian parait beaucoup plus jeune que Cyrano et il lui demande conseil. Or, Neuvillette est mort au siège d'Arras et Cyrano -son compagnon d'armes- n'avait alors que 20 ans et Neuvillette était déjà marié à la cousine de Savinien. Elle se nommait pas Roxane mais Angélique. Avant le décès de son époux, elle jouissait de la réputation peu flatteuse et peut-être ursurpée d'être une femme légère. Quoiqu'il en soit, après le trépas de son mari, Dame Angélique devint une dévôte. Elle n'eut cesse de ramener son cousin Cyrano en vain à la religion. Surtout que le cousin n'a pas écris que des libelles hostiles au pouvoir du Cardinal et surtout au Christianisme.

          En 1651, contre toute attente, il prend la défense de Mazarin et il crache son fiel sur la Noblesse frondeuse dans sa Lettre contre les Frondeurs. Dans cet écrit, il se met même à chanter les louanges de la Monarchie Absolue !!! Un ralliement sincère dû à l'influence de la baronne de Neuvillette ou une feinte ?  A cause de soucis financiers ? On doit aussi à Savinien des oeuvres apolitiques, archétypes de la production littéraire de leur époque dans la forme comme dans le fond: les Entretiens pointus (1662), les Lettres à des personnalités comme à Scarron publié la même année que les pièçes Le Pédant Joué et La Mort d'Agrippine (1654).

         Il nous semble peu probale que Cyrano n'est pas rencontré un autre libertin et contestataire fameux:  Franciscus van den Enden (1602-1674), qui fut le professeur de philosophie de Baruch Spinoza et il mourut pendu haut et court  à la Bastille pour s'être laissé embarquer dans l'Affaire Rohan dont le but était le renversement de la Monarchie et l'instauration de la République en France. Dès les années 1660, il avait acquis la réputation d'être un athée. Comme Cyrano, il avait remis en cause dans des libelles mais ausi dans ces enseignements, le Christianisme. Une contestation qui l'avait contraint de quitter ses Pays-Bas natals pour venir en France à la demande deux nobles conspirateurs, Guy-Armand de Gramont comte de Guiche et Gilles du Hamel d'Hatréaumont dit Latréaumont (à ne pas confondre avec le poête de XIXème siècle, Lautréamont). Il les avait connu à Amsterdam où ceux-ci vivaient alors en exil. Il leur avait donné des cours de philosophie mais aussi de contestations politiques. Ce sont ces deux frondeurs  qui devaient l'embarquer dans l'Affaire Rohan. 

  Alors Franciscus ouvrit à Paris l'Hôtel des Muses où il enseignait la Philosophie et l'Athéisme. Parmi ces commensaux, on relève le nom de Leibnitz dont la lecture de sa correspondance échangée avec Bossuet est passionnante. Son hôtel était le repère de contestataires de tout d'abord (et on serait bien surpris d'appendre que Savinien n'y ait jamais mis les pieds) et on découvre avec surprise le nom d'un penseur dont les théories étaient à des années lumières de celles de Cyrano: Arnauld d'Andilly, le théoricien français du Jansénisme, le frère de Mère Angélique Arnauld, la supérieure du couvent de Port-Royal des Champs à quelques lieues de Bergerac, le domaine des Cyrano. Elle avait su attirer Pascal, Racine et Champaigne. On regrettera de ne pas être témoin de joutes verbales entre Arnauld et Cyrano ou entre Arnauld et van den Enden. Quoiqu'il en soit, c'est bien dans cet hôtel que fut parachever l'Affaire Rohan qui devait susciter la Révolution en France dès les années 1670-1680.

 C'est un mousquetaire du Roi, Jean-Charles du Cauzé de Nazelle, ignorant tout du complot et séjournant à l'hôtel qui découvrit l'ampleur de l'Affaire. Il s'empressa de la dénoncer à la police, qui devait arrêter les conjurés. Si van den Enden fut pendu, les conspirateurs issus de la Noblesse, eux, montèrent à l'échafaud pour y être décapiter. Parmi eux Louis de Rohan, qui donna son nom à l'Affaire. C'était un ami d'enfance du Roi-Soleil avec qui il s'était brouillé.  C'est grâce à Cauzé de Nazelle, que la Monarchie en France a perduré jusqu'en 1792. Un an après, ce fut autour du Roi et de la Reine de monter à l'échafaud, l'échelle vers le Ciel. Mais celà faisait depuis longtemps que Savinien avait rejoint Franciscus dans l'autre monde.

 Les Soviétiques, qui paratageaient leur athéisme, voulaient gagner la conquête de l'Espace afin de prouver que l'Homme n'avait pas besoin de Dieu. Mais ce furent des croyants qui ont réussi, les Américains ont pu planter leur bannière étoilée sur la Lune. Si , pour sa plus grande joie, Neil Armstrong est devenu un fermier discret, le regard tourné vers la Terre; Buzz Aldrin, lui, est enchanté d'être devenu une étoile.

SOURCE et pour en savoir plus:

> Concernant Cyrano de Bergerac: on peut consulter des lettres, des études, des mémoires et ces écris à la Bibliothêque Municipale de Versailles, 5 rue de l'Indépendance Américaine, 78000 Versailles. Tél: 01-39-07-13-20. Courriel: bibliotheque@versailles.fr On peut trouver une bibliographie imposante à la fin de la notice le concernant sur Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Savinien_Cyrano_de_Bergerac

> Concernant Franciscus van den Enden, outre de consulter les archives de la Bibliothêque de Versailles. Tois sites internet: http://fr.wikipedia.org/wiki/Fransciscus_van_den_Enden , http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rh... où vous pouvez consulter une étude très intéressante de  Monsieur Marc Bedjai, et un site anglophone: http://users.telenet.be/fvde/  

 

samedi, 18 juillet 2009

O Jérusalem

La semaine prochaine, plusieurs programmes à la Télévision nous amène à vous rappeler les premières heures de l'Etat d'Israel avec ce que nous ressentons depuis notre enfance: le désir de paix et de fraternité entre les différentes communautés ayant fait souche en Terre Sainte, car Jérusalem est à nos yeux la cité commune et originelle des trois religions du Livre; Israélites, Chrétiens et Musulmans sont tous les enfants d'Abraham (en arabe: Ibrahim). C'est pourquoi, nous espérons pouvoir être témoin un jour de l'existence de deux états souverains et indépendants l'un de l'autre et en se respectant mutuellement sans le moindre mur de séparation.

 > Lundi 20 Juillet 2009 sur Histoire (chaine 66: CanalSat, chaine 88: Numéricâble) à 20h35: David Ben Gourion, portrait du fondateur de Tsahal et premier chef d'Etat d'Israel; à 21h20, Dayan versus Amer: la Guerre de Six Jours; à 22h05, Ariel Sharon, portrait du faucon devenu colombe.  

> Mardi 21 Juillet 2009 sur France 2: O Jérusalem (2006), film d'Elie Chouraqui avec Patrick Bruel et Said Taghmaoui d'après l'oeuvre de Larry Collins et de Dominique Lapierre sur la création de l'Etat d'Israel à travers l'histoire de l'amitié entre un juif et un arabe; sur Histoire 20h35, Amérique: le lobby pro-israélien, documentaire sur les liens étroits entre les Etats-Unis et Israel; à 22h15, Israel-Palestine: deux peuples, deux états pour une paix, un documentaire plein d'espoir. 

> Jeudi 23 Juillet 2009 sur Arté à 20h45, diffusion des trois premiers épisodes de la série Revivre avec Bernard Campan, Marie-France Pisier et Jocelyn Quivrin: l'épopée des premiers colons isréliens, survivants de la Shoah. La diffusion des trois derniers épisodes sera le lendemain, Vendredi 24 Juillet 2009, sur Arté à 20h45. Une série passionnante.

Nous vous invitons à acheter le disque remarquable Jérusalem du violiste de renommée internationale, Monsieur Jordi Savall: http://www.alia-vox.com/cataleg.php?id=76 qui nous invite à redécouvrir l'Histoire de la Cité et de ces différentes communautés à travers les chants traditionnels de celles-ci, chants d'une très grande beauté et dont Les Fanfares de Jéricho qui datent de 1200 ans avant Jésus-Christ et Les Oracles Sybillins qui eux datent seulement du IIIè siècle avant Jésus !!!! Des hymnes nous rappelant que les différentes communautés partagent les mêmes racines.

Je vous présente le texte d'une chanson que j'ai composé, il y a quelques années sauf le second couplet écrit hier soir, je suis aussi l'auteur de ces paroles:

                                                    L'Hymne à la Paix 

               Refrain: Ce n'est pas parce qu'on n'a pas la même religion

                            Ni le même nom

                           Qu'on n'est pas tous des Frères

                            Les enfants d'un même Père

                            Les enfants d'un même Dieu

                                     O Jérusalem

                             Fille de la Judée, écoute cette prière 

                             Que j'élève vers le Ciel

                                       O Jérusalem

 

Premier couplet: Si ton voisin  t'insulte, au lieu de risposter

                        Tends-lui plutôt la main

                        C'est un geste de Paix et de Pardon

                        Que je t'invite à faire

                                      O Jérusalem

 

Deuxième couplet: Nous sommes les enfants de la même Terre

                           Nos yeux regardent la même Etoile

                          Pourquoi les enfants d'Agar doivent-ils toujours se battre avec ceux de Sarah

                          Pourquoi ce mur de haine et de lamentations

                                             O Jérusalem

     

 > Le Vendredi 31 Juillet 2009, Arté rediffuse le premier épisode de Voici Venir l'Orage  (2007) de Nina Companéez. Une série de prestige en trois parties qui raconte le destin d'une famille de russes israélites étant contraint à changer de pays tous les vingt ans à cause des évènements tragiques sur le continent européen au XXème siècle. C'est l'histoire de la famille de la réalisatrice. L'interprétation (Natacha Régnier, Anouck Grinberg, Anne Brochet, Valentine Varéla) est remarquable.  Nous vous invitons à relire le commentaire sur ce blog que nous avions écris sur cette série lors de sa première diffusion sur France 2 en 2007: http://leonarddebony.hautetfort.com/archive/2008/01/26/vo...

 

samedi, 18 avril 2009

Admirons les plus beaux ballets

Nous rappelons que le but de ce blog est de promouvoir la Beauté, l'Art, la Culture et le Patrimoine pour le plus grand nombre mais aussi des combats essentiels comme les produits du Terroir et le développement durable. Bref, la recherche d'une valeur : l'Authenticité. Parmi les héritages que les  anciens nous ont légués et que nous avons le devoir de transmettre aux générations futures, les ballets. Un bel exemple de grâce et de beauté. Nous vous invitons à redécouvrir quelques uns de ces chefs d'oeuvres en dédiant cet article à un chorégraphe de génie injustement oublié: le Marquis de Cuevas: http://fr.wikipedia.org/wiki/Marquis_de_Cuevas

 Vous pouvez d'ailleurs acquérir les DVD de ces merveilles pour une somme dérisoire, Les plus beaux ballets  vendus par Alataya.fr: http://www.altaya.fr/ficha.php?id=146 Nous sommes reconnaissants à cette entreprise de vous permettre de (re)découvrir des spectacles de qualité et de pouvoir admirer le talent de chorégraphe, de danseurs, mais aussi de décorateurs et de costumiers, magnifiant les grandes musiques du répertoire dûes à Prokoviev, Tchaikovky, Adam. Cette collection suscitera peut-être des vocations de "petits rats" ou de "danseurs étoiles". Elle nous permet aussi de rédecouvrir l'influence considérable de la Culture (Musique, Danse) Russe sur notre patrimoine au XIXème siècle. C'était le temps de l'amitié franco-russe marquée hélas par une escroquerie considérable: les Emprunts Russes.

Toutefois cette amitié a permis à nos aieux d'accueillir et d'applaudir des artistes grandioses au XXème siècle, la plupart des réfugiés politiques: Nijinski, Serge Lifar, Balanchine ou encore l'énigmatique Rudolf Noureev. Il serait vraiment regrettable que leur nom tombe dans l'oubli. Sur scène, ils étaient éblouissants. Nous vous invitons à retrouver l'itinéraire de Vaslav Nijinski. Sujet des Tsars, il fut donc considéré comme russe, alors qu'il était polonais d'origine ukrainienne. Mais de son vivant la Pologne et l'Ukraine étaient inclues dans l'Empire des Romanov. http://fr.wikipedia.org/wiki/Vaslav_Nijinski et http://www.youtube.com/watch?v=p6W0ZdKZcT0  

Aujourd'hui, l'Opéra de Paris a inscrit dans son répertoire Eugène Onéguine de Piotr Tchaikosvki d'après le poème d'Alexandre Pouchine, un joyau embelli par deux artistes contemporains: la chorégraphie magnifique inspirée par les danses traditionelles et le classique est dûe à John Cranko, quant aux décors et aux costumes à la fois réalistes et d'une grande beauté nous les devons à Jurgen Rose. Deux noms à retenir et à féliciter. Le résultat est satisfaisant et rappelerons avec joie les créations du regretté Marquis de Cuevas, tout au moins pour ceux qui se souviennent de lui et de ces ballets. Vous pourrez applaudir Eugène Onéguine à Paris, à l'Opéra Garnier jusqu'au 20 Mai 2009 pour quatorze représentations exceptionnelles à 19h30: www.operadeparis.fr  Vous pouvez téléphonez pour de plus amples renseignements au 08-92-89-90-90. Nous espérons que cette merveille sortira en DVD et/ou  qu'elle sera retransmise à la Télévision dans son intégralité.

> Pour mémoire: il faudrait rappeler que  d'autres personnalités russes  (ou nés en France de parents russes) ont triomphé en France: les comédiens Georges et Ludmilla Pitoeff et leur fils Sacha (mort en 1990) ou encore le très populaire et très regretté Michel Constantin, Ariel Semenoff (mère de Mélanie Doutey) et Katia Tchenko; les écrivains Joseph Kessel et son neveu Maurice Druon qui vient de nous quitter, Henri Troyat et Vladimir Volkoff; les journalistes Léon Zitrone et Pierre Tchernia.

   

samedi, 07 mars 2009

Un chevalier nommé Stauffenberg

Le film Walkyrie sorti en salles récemment en France a eu le mérite de rappeler qu'un très grand nombre d'aristocrates en Allemagne, comme dans le reste de l'Europe, ont résisté contre le Nazisme à travers de la reconstitution très réussie de l'attentat manqué contre Hitler de 1944. L'instigateur de cette tentative d'assassinat fut un officier catholique nommé Claus von Stauffenberg. Il peut être considérer comme l'un des derniers chevaliers. Un regret concernant ce film: il ne montre que des nobles, alors qu'il n'y a pas eu que des nobles allemands comme résistants germaniques contre le Nazisme: des roturiers de fortunes, de métiers et d'idéologie différentes.

A l'instar d'Honoré d'Estienne d'Orves, "le premier fusillé de la France Libre", qui était noble et légitimiste, Claus von Stauffenberg fut élévé dans le respect des valeurs de la Chevalerie: Honneur, Loyauté, Respect de la Dignité Humaine, Défense des plus faibles comme de sa patrie et de la civilisation européenne d'essence chrétienne. Avec l'acquisition de solides connaissances en Histoire et dans les Arts. C'est pourquoi, il s'engagea d'abord dans l'Armée de son pays pour contribuer au redressement moral et matériel de celui-ci.

Quand il constata avec dégoût que sa patrie était tombée sous la coupe d'un tyran sanguinaire commettant lui et ses sbires des actes de barbarie comme la Shoah, comme les autres nobles allemands officiers supérieurs dans la Wehrmacht, il se retrouva face un dilemne: Doit-on continuer à obéir puisqu'on est officier, mais doit-on continuer à obéir à un supérieur qui est un dictateur qui vous fait horreur ? Ou doit-on pour sauver l'Allemagne, son honneur et sa culture, se rebeller et entrer en résistance ? Comme les autres nobles, il choisit la deuxième solution même s'il savait qu'il risquait la mort pour avoir fait ce choix.

 Hitler éprouvait une haine mortelle pour le Catholicisme cher au coeur de Stauffenberg, alors celui s'engagea vraiment dans la Résistance avec les conséquences qu'on connait. Comme ces frères d'armes, comme Estienne d'Orves qui avait reçu la même éducation et s'était battu pour la sauvegarde des mêmes idéaux, il fut fusillé par les Nazis. Ils voulaient tous montrer jusqu'au peloton d'éxécution qu'on peut être patriote sans être xénophobe, qu'on peut se battre pour promouvoir des valeurs ancestrales sans forcément adhérer à l'ultranationalisme. Mais aux lendemains de la défaite définitive du Nazisme, les Alliés ne voulurent pas l'admettre et les combats des nobles furent occultés: il fallait dénazifier l'Autriche et l'Allemagne, et ainsi culpabliser l'ensemble des Autrichiens et des Allemands pour plusieurs générations:

 Vous vous battez pour sauvegarder des valeurs d'autrefois: vous vous faites traités de "Fachos"; vous voulez promouvoir la musique allemande, vous êtes suspectés tout de suite et sans la moindre preuve de nostalgie envers le IIIè Reich sous prétexte qu'Hitler aimait Wagner !!! Voilà ce qu'a subi entre autres humiliations les peuples allemands et autrichiens, y compris les résistants allemands (qui avait échappait à l'éxécution) et leurs ayants-droits. Mais il y a eu pire: les populations allemandes ayant fait souche dans les Sudètes, en Prusse Orientale comme en Roumanie (le Banat) depuis le Bas-Moyen Age ont eu endurées des persécutions, déportations, tortures, éxécutions sommaires perpertrées par des populations slaves encouragées dans leurs délires sanguinaires par Staline. Ils sont d'origine allemandes, ils doivent mourir y compris les enfants nés en 1945, 1946, 1947, 1948.

Pourtant Hitler a complètement perverti l'âme germanique. Stauffenberg et les autres nobles avait la résistance dans le sang, ils descendaient de d'autres combattants de la défense d'une certaine idée de la Germanie contre ceux qui la détruisaient: Napoléon, Bismarck. Ils étaient aux côtés de la Reine Louise de Prusse, d'Andréas Hofer  (et membres de la "Tugenbund", mouvement de résistance idéologique) contre Napoléon qui se comporta comme un dictateur envers les peuples germaniques. Ils luttèrent contre la politique d'unification ultranationaliste de l'Allemagne (unification anti-catholique) de Bismarck appelée le "KulturKampf".  Le film avec Tom Cruise rend enfin un hommage à ces résistants et permet aux Allemands et aux Autrichiens de se déculpabiliser.

Pour en savoir en plus :

KAGENECK (August von): De la Croix de Fer à la potence, Roland von Hoesslin, un officier résistant à Hitler (Perrin, coll." Tempus", Paris, 2009).

FREIHER von BOESELAGER (Philipp): Nous voulions tuer Hitler (Perrin, Paris, 2008).

KERSHAW (Ian) : La chance du Diable (Flammarion, coll. " Au fil de l'Histoire", Paris, 2008).

PICAPER (Jean-Paul): Opération Walkyrie (L'Archipel. Paris-Montréal, 2008).

THERIOT (Jean-Louis): Stauffenberg (Perrin, Paris, 2008).

 

 

samedi, 28 février 2009

Infos diverses.

Voici une série d'annonces qui -j'espère- intéresseront mes lecteurs, férus d'Histoire et de Beaux-Arts:

1) Le Café Procope existe toujours !!!

  C'est en me promenant pour des raisons professionnelles dans le sixième arrondissement de Paris que je fis récemment le constat suivant: le Café Procope existe toujours. Souvenez-vous: c'est en l'An de grâce 1686 qu'un serveur sicilien, Francesco Procopio dei Coltelli, fonda ce café à l'emplacement d'un estaminet dirigé par un de ces anciens employeurs, l'arménien Grégoire. Pendant tout le XVIIIème siècle de nombreuses personnalités font se réunir au Procope pour refaire le monde: Voltaire et Rousseau se disputeront, Diderot et d'Alembert rédigeront quelques feuillets de l'Encyclopédie, Robespierre et Marat imagineront la Terreur...

   Rien n'a bougé depuis cette époque, l'architecture est restée inchanger tant à l'intérieur qu'à l'extérieur à l'exception de l'introduction du chauffage et de l'éléctricité au XXème siècle. Une preuve manifeste qu'on peut mettre au norme sans dénaturer un site à tout jamais. En y rentrant vous trouvrez des tableaux et des lithographies de l'époque révolutionnaire et même un bicorne de Napoléon. Dans les latrines, vous aurez la surprise de lire des graffitis vieux de 220 ans avec les mentions de "Citoyens" et de "Citoyennes".

    C'est un musée ? Non, c'est une brasserie où vous pourrez boire un café, un thé ou une tisane, ou le beaujolais nouveau ou un bon vieux armagnac. Vous pourrez prendre un excellent repas. Et même louer les salons pour des réunions familliales ou relationnelles: www.procope.com Le café donne sur le passage du commerce qui vaut aussi le détour: on se croirait revenu au XVIIIème siècle !!! Le sol est pavé et plusieurs restaurants qui sont parvenus au même exploit que le Procope (mettre au norme tout en gardant l'âme du lieu) avec les enseignes comme au temps jadis. Les prix sont attractifs, les mets font honneurs à la gastronomie, l'accueil est chaleureux, l'ambiance est plaisante.

2) L'accès au Musée du Compagnonage est libre !!!

Cheminant sur la rue Mabillon, étant toujours dans le 6è, en pensant  au Père Mabillon, l'un des touts premiers historiens, j'ai découvert un musée discret qui curieusement ne connait aucune notoriété, peut-être à cause du fait qu'il est fermé en fin de semaine et pendant les vacances: ce qui est aberrant !!! J'ai vu donc le musée du compagnonage, très intéressant: 10 rue Mabillon, 75006 Paris. Tél: 01-43-26-25-03 et www.compagnons.org  Son accès est gratuit et le guide est un compagnon du Tour de France. Il vous racontera sûrement son propre tour en plus de vous commentez les différents outils de chaques métiers, certains de ceux-ci ont disparu ou s'ent voie de disparition.

On lira le très beau livre de Jacqueline Cantaloube:Les Compagnons du Tour de France aujourd'hui. Achat sur www.amazon.fr

3)" Versailles" de Pierre-Jean Rémy.

De retour à Versailles, je me suis précipité acheter à l'Office du Tourisme, un joyau. Un livre exceptionnel: les grandes heures du Château et de ces Rois. Si le contenu du livre est irréprochable ainsi que l'iconographie, on prend plaisir de déceler au mileu des pages deçi-delà une quarantaine de fac-similés (autographes, plans, gravures, listes écrites par des ministres). Un exemple réussi où le meilleur de la technique actuelle permet avec brio la sauvegarde de notre patrimoine: www.grund.fr

4) Les Editions Mirontaine transmettent notre patrimoine:

C'est l'été 2007 au Puy-en-Velay que j'acheta plusieurs cartes postales imprimées par Mirontaine. Je n'en ai jamais revu ailleurs jusqu'à ce qu'un magazin de souvenir à Versailles en vendent pour un plus grande joie. Vous allez comprendre pourquoi j'apprécie les cartes  et les estampes éditées par Mirontaine: www.mirontaine.com En particulier celles faisant référence à notre Histoire: le graphisme est élégant, il rapelle celui du XVIIIè siècle finissant: www.mirontaine.com/shop.php/search/28/cartes_postales  et www.mirontaine.com/shop.php/search/27/cartes_postales

 

 

vendredi, 06 février 2009

La mort du dernier barde

   C 'est avec tristesse que nous avons appris la disparition de Jacques Bertrand, plus connu sous son pseudonyme de Jean Markale. Comédien, poète, historien, enseignant, il avait succédé à Chrétien de Troyes pour immortaliser "la matière de Bretagne" telle que Tristan et Iseult, la Quête du Graal, la ville d'Ys.

   A l'instar de l'universitaire Alain Guyonvarc'h et de plusieurs artistes (Dan Ar Braz, Tri Yann, Gilles Servat, Allan Stivell), il avait contribué à transmettre "l'héritage des Celtes" au-delà de l'Armorique.  Ce passeur de mémoires nous a légué plus d'une centaine d'oeuvres, la plupart réunie en cycles. Il nous a fait prendre conscience que notre culture n'est pas que gréco-romaine ou chrétienne, nos racines sont avant tout gauloises.

   Nous ignorons ses rapports avec les partis bretons, autonomistes, régionalistes ou indépendantistes. Etait-il de droite ? Etait-il de gauche ? Ces convictions n'étaient pas perceptibles à la lecture de ces études.  Nous n'avons pas eu la chance de le connaitre et nous le regrettons. Car, nous aurions aimé qu'il nous guide dans Brocéliande en nous faisant admirer la fontaine de Barenton et nous permettre d'éviter le Val sans Retour. Maintenant, il est trop tard, il est parti voguer vers Avalon, le paradis des Celtes.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Markale

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