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<title>Léonard de Bony - film</title>
<description>Journal d'un Historien</description>
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<title>Magique: une oeuvre poétique</title>
<link>http://leonarddebony.hautetfort.com/archive/2009/12/30/magique-une-oeuvre-poetique.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Boulay)</author>
<category>Film</category>
<pubDate>Wed, 30 Dec 2009 15:38:59 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Hier soir, j'ai découvert un film à la télévision&amp;nbsp;tout à fait inconnu pour moi jusque là, c'est pourquoi je ne voulais pas recommander et je le regrette. Il s'agit de&lt;/em&gt; Magique&lt;em&gt;, réalisé en 2008 par Philippe Muyl avec le chanteur Cali, l'actrice franco-belge Marie Guillain et Antoine Duléry. J'ai tellement été enthousiaste que j'ai envie de vous faire découvrir une belle oeuvre emplie de poésie et de rêverie.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; La première&amp;nbsp;bonne surprise: ce film est tourné au Canada, probablement au Québec. On découvre d'autres comédiens qui ont l'accent chantant de &quot;La Belle Province&quot;. Et on peut ainsi contempler de beaux paysages avec les érables rougeoyant, ce qui est très plaisant. Il semblerait que ce film fut tourner au moment de l'été indien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; La deuxième surprise est le scénario touchant: une mère célibataire, Betty, élève son petit garçon, Tommy,&amp;nbsp;avec amour et tendresse, mais c'est une fermière ayant de gros soucis d'argent. Elle sombre dans un état proche de la dépression, elle est mélancolique. Alors son enfant, croyant son père cosmonaute, rêve de remonter le moral de sa maman, la guérir de sa mélancolie. C'est alors qu'il fait la connaissance d'un cirque ambulant, celui-ci n'a pas l'autorisation de s'établir dans la commune où vit Betty et Tommy. Ce dernier parvient à convaincre les forains et funambules de planter leur châpiteau et d'installer leurs roulottes dans les champs de la ferme de sa mère.&amp;nbsp;Et Betty va retrouver progressivement le moral, la gaieté et , ce que n'avais pas prévu Tommy, l'amour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;La troisième surprise: Betty, Tommy et les forains chantent souvent de jolies chansons. Ils se parlent, ils répondent en chantant. Celà donne de la légereté et parfois&amp;nbsp;de la féérie: les paroles sont drôles, cocasses ou poétiques comme plusieurs scènes. Et il y a les tours de magie, un chien savant qui danse du rap.&amp;nbsp; Un forain qui fait des tours avec la météo.&amp;nbsp;Les forains s'avèrent être des gens simples et chaleureux avec plein d'humour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Je vous avoue avoir passer une soirée agréable. C'est le genre de film qui vous permet d'oublier la morosité du quotidien.&amp;nbsp;Je suis persuadé que ce film ne peut que plaire à tous ceux qui ont gardé leur coeur d'enfant et aiment regarder parfois vers les étoiles. Une oeuvre qui rapelle la féérie des spectacles du Cirque du Soleil de Guy Laliberté et les mise-en-scènes de Franco Dragone. S'il y avait qu'un mot pour résumer ce film, ce serait son titre: Magique.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ce film est rediffusé demain, Jeudi 31 Décembre 2009, à 17h40 sur TPS Star.&amp;nbsp; Vous pouvez visionner des extraits de ce film et acquérir le DVD sur le site: &lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=111286.html&quot;&gt;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=111286.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le Petit Nicolas gesticule</title>
<link>http://leonarddebony.hautetfort.com/archive/2009/10/02/le-petit-nicolas-gesticule.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Boulay)</author>
<category>Film</category>
<pubDate>Fri, 02 Oct 2009 15:39:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous avons découvert récemment deux adaptations très réussies des aventures du&lt;/em&gt; Petit Nicolas&lt;em&gt;, le héros crée -il y a cinquante ans (!!!)- par René Goscinny et par Jean-Jacques Sempé. Nous sommes vraiment enthousiastes et nous ne pouvons que vous inviter à regarder&lt;/em&gt; le Petit Nicolas &lt;em&gt;en dessin animé et en 3D, le dimanche matin vers 9h50, sur M6 et à aller apprécier l'adaptation cinématographique signée Laurent Tirard actuellement au Cinéma:&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout d'abord, voilà le site officiel de Nicolas: &lt;a href=&quot;http://www.petitnicolas.com/&quot;&gt;http://www.petitnicolas.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici deux vidéos du Petit Nicolas en dessin animé: &lt;a href=&quot;http://www.programme-tv.net/news-tv/jeunesse/6579-video-petit-nicolas-en-dessin-anime/&quot;&gt;http://www.programme-tv.net/news-tv/jeunesse/6579-video-petit-nicolas-en-dessin-anime/&lt;/a&gt;&amp;nbsp;et le site officiel de l'adaptation cinématographique: &lt;a href=&quot;http://www.lepetitnicolas-lefilm.com/&quot;&gt;http://www.lepetitnicolas-lefilm.com/&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;La distribution du film est excellente, outre les enfants très crédibles (dont Maxime Godart, génial dans le rôle de Nicolas), les adultes: Valérie Lemercier (la maman, archétype de la mère au foyer très année cinquante), Kad Merad (le papa), Sandrine Kiberlain (l'institutrice gentille et attentionnée) mais aussi Michel Duchaussoy, François-Xavier Demaison et la participation d'Anémone et de Michel Galabru qu'on regrette de les voir trop peu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fille et héritière de René, Anne Goscinny (qui n'avait que six ans quand son père nous a tous quitté) avait une exigence: les adaptations doivent être fidèle à l'esprit de l'oeuvre originale et originelle. Les scénaristes l'ont exaucé pour notre plus grande joie. C'est avec beaucoup de plaisir&amp;nbsp;qu'on retrouve la fraicheur, la drôlerie de Nicolas et de ces condisciples et la vie quotidienne des familles en France dans les années Cinquante. Nicolas et ses amis croquent la vie à pleine dent. Ils sont parfois bagarreurs, mais le plus souvent, ils sont gentils et disciplinés. Leurs rares bêtises sont à la fois réjouissantes et insignifiantes. Je pense aux professeurs qui peuvent les comparer avec leurs élèves.... des années lumières séparent Nicolas de certains &quot;jeunes&quot; d'aujourd'hui vivant dans certaines cités.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais on ne peut pas ne pas penser à un autre petit Nicolas, qui a un peu grandi avec ses talonnettes...je pense que vous savez qu'il habite l'Elysée. On doit à Gospé et à Sempinny, la description de ces aventures à la manière du &lt;em&gt;Petit Nicolas&lt;/em&gt; de Goscinny et de Sempé: un bel exemple de pastiche. On croirait lire du Goscinny, on découvre la prétendue enfance du président Sarkozy: c'est réjouissant. Vous pouvez acquérir &lt;em&gt;Le Petit Nicolas, Ségolène et les copains&lt;/em&gt; ; &lt;em&gt;Le Petit Nicolas à l'Elysée&lt;/em&gt;; &lt;em&gt;Nicolas a de petits soucis&lt;/em&gt; sur &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr&quot;&gt;www.amazon.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<title>L'Amour amoral.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Boulay)</author>
<category>Film</category>
<pubDate>Mon, 13 Jul 2009 16:30:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Dans quelques jours, France 2 va diffuser deux téléfilms exceptionnels, interprétations, décors et costumes, réalisations et surtout reconstitutions exemplaires:&lt;/em&gt; Jeanne Poisson, marquise de Pompadour &lt;em&gt;et&lt;/em&gt; Les Amants de la Dent-Blanche. &lt;em&gt;Ce sont deux joyaux et on regrette qu'ils ne furent pas diffusés sur le grand écran au préalabe.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Ces deux films ont en commun en plus de leur qualité, de nous présenter une idée forte que j'appelle: l'Amour amoral. Ce qui veut dire que l'Amour fou et passionné entre deux êtres pouvaient jadis choquer les consciences et les convenances.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;1) Jeanne Poisson, marquise de Pompadour:&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Le Roi Louis XV, lieutenant de Dieu sur terre par la grâce du Très-Haut, osa tromper un certain nombre de fois son épouse la pourtant remarquable Marie Lescsynska. Ce qui fit un énorme scandale. Le Roi aurait dû rester fidèle à la Reine pour l'exemple et pour ce qu'il était, un monarque oint du Saint-Chrême.&amp;nbsp; Les deux parties du téléfilm brillament réalisé par Robin Davis sont rediffusés sur FRance Le Mercredi 22 Juillet 2009 à 20h35. Le seul bémol que nous avons trouvé à ce film est la description caricaturale qui est faite de Louis XV, qui ne passait pas son temps uniquement à courir les jupons. Nous vous invitons à (re)lire le commentaire que nous avions écris sur ce blog concernant&amp;nbsp; ce film lors de sa première diffusion: &lt;a href=&quot;http://leonarddebony.hautetfort.com/archive/2007/11/21/eanne-antoinette-poisson-marquise-de-pompadour.html&quot;&gt;http://leonarddebony.hautetfort.com/archive/2007/11/21/eanne-antoinette-poisson-marquise-de-pompadour.html&lt;/a&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;2) Les Amants de Dent-Blanche:&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Il s'agit de l'adaptation très réussie d'une oeuvre de la littérature suisse romande, &lt;em&gt;Elle s'appelait Marie-Thérèse Seppey&lt;/em&gt; de Narcisse Praz, mais qui dépent avec une grande justesse la société moralisatrice&amp;nbsp;hélvête du début du XIXème siècle quand la Suisse Romande était rattachée à la France. Si les personnages sont fictifs, toutefois leur comportement et leurs aspirations sont très crédibles et peuvent nous émouvoir. Ces personnages ressemblent à s'y méprendre à des personnes ayant réellement existé. C'est le récit d'un amour passionné mais impossible entre une jeune paysanne, Marthe, un peu rebelle avec un jeune homme, Théophile,&amp;nbsp;né à la suite d'un adultère et d'un viol. Et un autre garçon, René, lui &quot;bien né&quot;, aime à la folie Marhe qui ne l'aime pas, mais elle va peut-être devoir l'épouser sous le regard de Nicolas, le fils homosexuel du châtelain. Et c elui-ci va devoir caché le fait qu'il aime les garçons...au moment où la Suisse Romande se cherche une identité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Devenir Français, car francophone et francophile, et frères siamois des Franc-Comtois ou redevenir Suisses et partager le goût de la neutralité et du secret bancaire avec des Suisses allemands et des Suisses italiens ? C'était&amp;nbsp; le dilemne des Suisses Romands de l'époque avec le constat suivant: on peut aimer la France sans pour autant partager les idées de Napoléon. Or, les Suisses Romands ont dû choisir leur camp. Nous pensons que film réalisé de main de maitre par Raymond Vouillamoz va surtout se concentrer sur les amours contrariés des protagonistes. Ce film est diffusé sur France 2 le Vendredi 24 Juillet 2009 à 20h35.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques pages sur la Toile consacrées à ce film: &lt;a href=&quot;http://www.camerasud.ch/films/2006/les_amants_de_la_dent_blanche/&quot;&gt;http://www.camerasud.ch/films/2006/les_amants_de_la_dent_blanche/&lt;/a&gt;&amp;nbsp;et &lt;a href=&quot;http://www.pctprod.ch/amants.html&quot;&gt;http://www.pctprod.ch/amants.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>La Reine Morte entre vérités et légendes</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Boulay)</author>
<category>Film</category>
<pubDate>Sat, 16 May 2009 15:28:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le 19 Mai 2009 sera diffusée sur France 2, une adaptation prestigieuse dûe à Pierre Boutron d'un chef d'oeuvre du répertoire:&lt;/em&gt; La Reine Morte où comment on tue les femmes&amp;nbsp;&lt;em&gt;d'Henry de Montherlant publié chez Gallimard à Paris en 1942. Si le travail d'adapteur de Pierre Bouron est exemplaire et la pièce de Montherlant est admirable, on relève toutefois dans cette oeuvre des approximations avec la réalité historique. Une oeuvre qui fut encore jouée récemment à Paris au Théâtre 14 par Jean-Laurent Cochet et sa troupe.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;1) Un drame portugais, une oeuvre française:&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les amours passionnés ont toujours tendance à émouvoir et à traverser les siècles, les littérateurs ne purent s'empêcher de les récupérer: les sentiments sincères entre dom Pedro, fils et héritier du Roi du Portugal Alfonso IV (mort en 1357), et sa chère et tendre donha Inès de Castro (1325-1355) ont inspirer un grand nombre d'auteurs et pas uniquement dans la pénisnsule ibérique. Car Pedro et Inès se bont battus contre la volonté d'Alfonso pour imposer leur amour au grand jours et celà le Roi ne l'admit pas: il fit égorger Inès. Cette union -car il eut mariage devant Dieu selon la légende- fut&amp;nbsp;anéanti par l'intransigeance imbécile, aveugle et meurtière du souverain. Les écrivains français, parfois rebelles à l'ordre établi,&amp;nbsp;ne pouvaient pas ne pas&amp;nbsp;s'emparer de cette histoire lamentable:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Outre la pièçe de Montherlant, nous avons relevé: -&amp;nbsp;&lt;em&gt;Inès de Castro&lt;/em&gt; par Antoine Houdart de la Motte, écrite au milieu du règne de Louis XVI et on peut lire cette oeuvre dans le recueil intitulé &lt;em&gt;Chef d'oeuvre de Houdart de la Motte&lt;/em&gt; (Bibliothèque des Théâtres, Paris, 1786), qui&amp;nbsp;peut être consulté à la Bibliothèque Municipale de Versailles * sous la côte&amp;nbsp;Rodouard A 201.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; -&amp;nbsp;&lt;em&gt;Inès de Castro&lt;/em&gt; par&amp;nbsp;Stéphanie Félicité du Crest, comtesse de Genlis (1746-1830), cette oeuvre fut réédité chez Balland à Paris en 1985; on peut un livre exemplaire de cette réédition qui fut bienvenue à la même bibliothèque sous la côte Z D inc 8 281186. Ce livre a été aussi réédité aux éditions Ombres en 1998, achat sur &lt;a href=&quot;http://www.chapitre.com&quot;&gt;www.chapitre.com&lt;/a&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - &lt;em&gt;Inès de Portugal&lt;/em&gt;, un opéra écrit en 1864 par un certain Jules Duchesne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* Bibliothèque Municipale de Versailles, 5 rue de l'Indépendance Américaine, 78000 Versailles. Tél: 01-39-07-13-20.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est en 1941 que Vaudoyer alors administrateur de la Comédie-Française souhaitant distraire (!?) les parisiens subissant l'Occupation, qui demanda à Montherlant d'adapter une oeuvre d'un auteur espagnol du Siècle d'Or nommé Ferreira Velez de Guevara. Or Montherlant trouva l'oeuvre médiocre, il accepta toutefois la commande de Vaudoyer mais en commettant sciemment des falscifications avec l'Histoire. La plus visible est le fait qu'il ait rebaptisé Ferrante le Roi Alfonso. Parce que peut-être que dans Ferrante, il y a le radical &quot;Fer&quot; comme dans&amp;nbsp;le mot&amp;nbsp;&quot;féroce&quot;, mais je l'avoue, ce n'est qu'une supposition de ma part.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;2) l'Histoire véritable :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Nous sommes dans les dernières années du règne d'Alfonso IV, roi du Portugal, issu de la dynastie des&amp;nbsp;ducs de Bourgogne : &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Maion_royale_du_Portugal&quot;&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Maion_royale_du_Portugal&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En l'an de grâce 1325 naquit une jolie blonde aux yeux verts, donha Inès de Castro.&amp;nbsp;Non, monsieur de Montherlant, elle n'est pas née roturière,&amp;nbsp;elle n'était pas la fille d'un gueux honorable. Elle&amp;nbsp;fut au contraire fille de noblesse, mais elle devait payer de sa vie, sa naissance: elle&amp;nbsp; était le fruit d'un adultère, née des amours plus au moins clandestins d'un aristocrate galicien, cousin du Roi Alfonso, et d'une dame portugaise.&amp;nbsp;Au&amp;nbsp;début, sa naissance ne semblait pas lui portait tort, puisqu'en 1340 on l'a retrouve dans les atours de&amp;nbsp;donha Constanza Mangel, la promise du prince héritier dom Pedro.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Ce qui devait arriver, arriva et ce fut même un classique du genre qui devait se répéter&amp;nbsp;longtemps: la vie en couple à trois. Le mari, la femme (épousée pour raison d'état à qui on fera quelques enfants par corvée, pour pérenniser la dynastie et surtout pour&amp;nbsp;sauver des apparences illusoires) et enfin la maitresse.&amp;nbsp;Encore au début du siècle dernier, il était de coutume de dire aux jeunes gens:&amp;nbsp;&quot;le mariage n'a aucun rapport avec l'amour. Si tu veux aimer, tu n'as qu'à prendre une amante&quot;, comme c'est moral pour une société qui se prétendait puritaine. Par conséquent, l'Infant Pedro fut bien contraint d'épouser donha Constanza et de la mettre grosse pour satisfaire les convenances. Mais voyez-vous &quot; le coeur a ses raisons que la raison ignore&quot;: dom Pedro tombe éperdument amoureux de donha Inès, et c'est réciproque. Ils devinrent donc amants. La malheureuse infante Constanza feint de ne pas être au courant et elle ne broncha pas, elle resta digne et la tête haute au nom des convenances.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le Roi Alfonso est indigné: Mon Dieu, doux Jésus, mon fils a une maitresse et en plus c'est une bâtarde (sic) !!! Ce qui consternait le monarque, Inès était sa nièce et il craignait que son fils se fasse manipuler par ces cousins Castro. Ceux-ci avaient parait-il la réputation d'être des intrigants. Alors, le Roi intrigua: il ordonna qu'Inès soit la maitresse de Fernando, le premier enfant de Pedro et de Constanza. La morale de l'époque interdisait&amp;nbsp;toute relation particulière entre la marraine d'un enfant et le père dudit enfant. Il était même prohibé de se marier avec l'enfant&amp;nbsp;de sa marraine&amp;nbsp;même si vous n'aviez aucun lien de parenté par le sang avec votre marraine. Il y avat un lien de parenté par le coeur. On appelait celà: une parenté spirituelle. Le souverain avait crû ainsi détourner définitivement Pedro et d'Inès, il n'en fut rien.&amp;nbsp;Il exila Inès au château d'Albuquerque, Pedro se précipita pour la rejoindre.&amp;nbsp;Alors le roi réfléchit&amp;nbsp; à un autre stratagème, lorsque Constanza mit au monde un troisième enfant et mourut peu après.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Constanza morte, Pedro pouvait épouser Inès. Nenni, le Roi Alfonso ne voulut entendre parler d'une union entre son fils, son héritier et successeur, avec une bâtarde (sic), même si les deux parents de celle-ci étaient nobles. Mais quand on nait noble, on se doit de montrer l'exemple: tel fut le raisonnement du souverain. En pourrissant la vie d'Inès, il sanctionnait la conduite des parents de celle-ci. Il voulut contraindre son fils à épouser en secondes noces une altesse royale. Mais Pedro voulut épouser Inès, il voulait ainsi régulariser sa situation matrimoniale: Inès mérite mieux que le statut de concubine. Le&amp;nbsp; Roi hallucine: pour lui, il était hors de question qu'une bâtarde (sic) puisse devenir un jour Reine du Portugal. On prétendit et la légende devait&amp;nbsp; répéter sans l'once d'une preuve, que Pedro et Inès se marièrent devant Dieu derrière le dos du Roi. Et sur ce fait peut-être imaginaire, Montherlant devait broder comme tant d'autres avant lui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Or, le mariage d'amour (insensé pour l'époque) entre Pedro et Inès dérangeait: Inès est née d'un père galicien et les portugais ne veulent plus être dépendants de quelconques familles ibériques. Inès reine, il y la crainte d'un assujetissement du Portugal par un royaume ibère. Alors, le Roi Alfonso de conclure définitivement ce qu'on pourrait appeler: l'Affaire Inès de Castro. Il paie des individus pour que ceux-ci occissent Inès à Coimbra, ils l'ont égorgé. Elle avait à peine trente ans. Fou de douleurs, Pedro ne fit pas non plus dans la mesure: il déclara la guerre à son propre père avec l'aide puissante des Castro. Il rallia tous les mécontents et il fit sombrer son pays dans la guerre civile au moment où la peste noire faisait des ravages. Pedro ayant appliqué ce vieux réflexe paien: ah ! Tu as voulu&amp;nbsp;la guerre, et bien, tu l'as. Oeil pour oeil, dent pour dent. C'était en 1355.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ce fut la Reine Beatriz, épouse d'Alfonso et mère de Pedro qui parvint à les réconcillier et susciter la paix. Le Roi Alfonso s'éteignit en 1357. Pedro devint roi. Deux des assassins d'Inès s'étaient réfugiés en Castille, le monarque de ce pays les livra à Pedro... Un troisième larron parvint s'enfuir jusqu'en France où il eut l'intelligence de se faire oublier. En 1361, il eut le transfert avec fastes de la dépouille d'Inès de l'église Santa Clara de Coimbra à celle du monastère d'Alcobaça. Les obsèques d'Inès furent grandioses. Le Roi Pedro&amp;nbsp;lui offrit un tombeau magnifique avec un gisant magnifique&amp;nbsp;très ressemblant.&amp;nbsp; La légende voulut que Pedro fit construire un autre tombeau (le sien) en face de celui d'Inès. Au moment du Jugement dernier, ils se regarderont droit dans les yeux quand ils se lèverons&amp;nbsp; ressucités de leurs sépulcres. Il la fit sacrer en tant reine du Portugal à titre posthume et selon la légende, il obligea la cour de baiser la main du cadavre d'Inès.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Reine Morte&lt;/em&gt; de Pierre Boutron (2009) d'après l'oeuvre d'Henry de Montherlant (1942) avec Michel Aumont, Gaelle Bona, Thomas Jouannet, Astrid Berges-Frisbey, Aladin Reibel. Mardi 19 Mai 2009 à 20h30.&lt;/strong&gt; Vous allez avoir la chance de pouvoir entendre cette tirade: le Roi s'adressant au Tout-Puissant&amp;nbsp;en lui parlant d'un de ces conseillers lui ordonnant de tuer donha Inès en ces termes: &lt;em&gt;&quot;&amp;nbsp;Mon Dieu ne lui pardonnez pas, car il sait ce qu'il fait !&lt;/em&gt; &quot; C'est exactement l'inverse de cette exhortation du Christ à son Père au sujet des commanditaires de sa crucifixion: &quot; &lt;em&gt;Mon Dieu pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font !&quot;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour en savoir plus:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;CHANTAL (Suzanne): &lt;em&gt;Au rendez-vous de la Reine Morte&lt;/em&gt;. (Historia, Août 1979).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;FRICHES (Claude-Henri): &lt;em&gt;Le personnage d'Inès de Castro chez Ferreira Velez de Guevara et Montherlant&lt;/em&gt; dans &lt;em&gt;Arquivos do Centro Cultura&lt;/em&gt;&amp;nbsp; &lt;em&gt;Portuges&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(tome 3, 1971). Ce recueil d'études et d'archives peut être consulter à la Bibliothèque Municipale de Versailles sous la côte Morel Fatio F 1404 (3).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;LUCET (Sophie) : &lt;em&gt;La Reine Morte, Inès de Castro&lt;/em&gt; (L'Inventaire, Paris, 1998) Document publié avec le concours du Conseil Régional de Basse-Normandie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;QUERALT DEL HIERRO (Maria Pilar): Inès de Castro (Martinez Rocca, Madrid, 2008) Livre publié en castillan et que vous pouvez acheter sur: &lt;a href=&quot;http://www.casadelibro.com/libro-ines-de-castro-la-leyenda-de-la-mujer-que-reino-despues-de-muerte-a/2900001236941/fr_fr&quot;&gt;http://www.casadelibro.com/libro-ines-de-castro-la-leyenda-de-la-mujer-que-reino-despues-de-muerte-a/2900001236941/fr_fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des documents iconographiques sur: &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/In%C3%A9s_de_Castro&quot;&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/In%C3%A9s_de_Castro&lt;/a&gt;&amp;nbsp;et sur &lt;a href=&quot;http://lusitania.fr/2008/ines-de-castro-la-reine-morte-tombeau-a-alcobaca/&quot;&gt;http://lusitania.fr/2008/11/ines-de-castro-la-reine-morte-tombeau-a-alcobaca/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Un chef d'oeuvre nommé Australia</title>
<link>http://leonarddebony.hautetfort.com/archive/2008/12/26/un-chef-d-oeuvre-nomme-australia.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Boulay)</author>
<category>Film</category>
<pubDate>Fri, 26 Dec 2008 14:53:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Si vous êtes amateurs de beaux paysages naturels remarquablement filmés, d'un beau portrait de femme courageuse et déterminée, d'une oeuvre qui révèle un épisode consternant (les enfants métis arrachés à leurs mères arborigènes pour être soi-disant &quot;civilisés&quot;) de l'Histoire pour&amp;nbsp;le dénoncer&amp;nbsp;avec raison, d'une reconstitution soignée d'une époque révolue.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Précipitez-vous pour aller applaudir&lt;/em&gt; Australia &lt;em&gt;de Baz Luhrman avec Nicole Kidman et Hugh Jackman ainsi que d'autres comédiens australiens dont on découvre le talent.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;1) le&amp;nbsp;récit du Film:&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous sommes à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, Lady Sarah Ashley se morfond à Londres alors que son époux exploite un domaine agricole dans la lointaine Australie. Elle le soupçonne d'adultère et elle désire qu'il revienne en Angleterre après avoir vendu&amp;nbsp;son domaine. C'est pourquoi, elle décide de le rejoindre.&amp;nbsp;Arrivée là-bas, elle a un choc: elle va découvrir l'Australie et ces paysages naturels grandioses (et remarquablemnt bien filmés), mais aussi&amp;nbsp;un homme rude et loyal surnommé le &lt;em&gt;Drover&lt;/em&gt;, c'est-à-dire celui qui conduit le troupeau. Elle apprend avec effroi que son mari&amp;nbsp;a été assassiné. Elle se prend alors de passion pour ce domaine qu'elle abhorrait de loin: &lt;em&gt;Faraway Down,&lt;/em&gt; elle ne veut surtout plus le&amp;nbsp;vendre. Au contraire, elle va se battre avec force pour le garder et combattre un contre-maitre véreux et raciste. Ce dernier la trahit en servant un éléveur sans scrupules et prêts à tout s'accaper le domaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais le coeur de Lady Sarah s'ouvre surtout pour un jeune métis, elle se prend d'affection pour lui, elle veut même l'adopter. C'est alors qu'elle est confronté à un épisode consternant et authentique de l'Histoire australienne, un épisode qu'on retrouve aussi dans celles du Canada et de la Nouvelle-Zélande; les enfants métis arrachés des bras de leur mère arborigène pour être envoyés par le gouvernement en pension pour &quot;être civilisé&quot; et oublier leurs racines: il faut qu'ils deviennent des Européens dans leurs têtes et leurs attitudes !!! Ce sont les &lt;em&gt;Générations Volées,&lt;/em&gt; ils n'ont pas été forcément maltraités et ils sont souvent tombés sur des &quot;blancs&quot; gentils qu'ils les ont considérés comme leurs égaux. Ils furent victimes parfois de racisme à cause de crétins. Ceux qui ont légiféré ces enlèvements de jeunes métis avaient crû bien faire, mais ils s'étaient persuadés qu'il n'y avaient qu'une seule culture, la leur, et qu'il faillait ainsi sauver les jeunes métis des soi-disant sauvages et de leurs traditions et croyances&amp;nbsp;ancestrales amalgamées systématiquement à de la sorcellerie.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Or Lady Sarah va mettre toute son énergie pour garder auprès d'elle le jeune métis.&amp;nbsp;Quand survint la Guerre et leur ville de ressources, Darwin, est bombardée par les Japonais.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Le jeune métis a voulu quitter la lady pour devenir un vrai arborigène. Il l'a quitte et part en brouss, c'est alors qu'il este nlevé par le méchant contre-maitre et envoyé en pension pour être civilisé. La pension se trouve dans une&amp;nbsp;île, qui sera la première bombardée par les &quot;Japs&quot;: le Drover parviendra à le sauver ainsi que ces condisciples et un aumônier.&amp;nbsp;Le Drover et le jeune métis retrouveront Lady Sarah pour&amp;nbsp;créer ensemble une vraie famille.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;2) notre opinion:&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tout d'abord la forme: la réalisation est vraiment parfaite, elle est magnifiée par une photographie estimable qui nous permet d'apprécier les beaux paysages du Territoire du Nord australien à sa juste valeur et par le montage très réussi parvenant à alterner des plans séquences de sérénité sur les paysages et les troupeaux et des plans très rapides au moment de scènes d'actions ou de bombardements. Ce film peut être visible à partir de l'âge de quatorze ans, les scènes d'actions (très brèves) pouvant heurter des enfants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ensuite le fond: la reconstitution soignée de l'Australie des années Trente avec la tragédie des générations volées et les véritables conflits entre propriétaires terriens. Mais ce film évite heureusement de tomber dans le manichéisme (tous les Blancs sont des méchants) qu'on pouvait craindre avec le récit des générations volées. Il exalte au contraire des valeurs nobles comme le respect et l'accueil de l'Autre, la fraternité au-delà des différences des castes et des races, le combat pour défendre et pérenniser sa terre et son identité. Avec en plus, l'inévitable histoire d'amour présentée d'une manière plutôt pudique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Par conséquent, les qualités de ce film nous pousse à le considérer comme un chef d'oeuvre. Nous vous invitons à le découvrir et peut-être vous partagerez notre avis. Son&amp;nbsp;site officiel: &lt;a href=&quot;http://www.australiamovie.com/fr&quot;&gt;http://www.australiamovie.com/fr&lt;/a&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>L'Occitanienne</title>
<link>http://leonarddebony.hautetfort.com/archive/2008/05/10/l-occitanienne.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Boulay)</author>
<category>Film</category>
<pubDate>Sat, 10 May 2008 14:56:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Hier soir, nous avons eu la joie de découvrir un très beau film&lt;/em&gt;: L'Occitanienne &lt;em&gt;de Jean Périssé (2008) avec un trio d'acteurs formidables, Bernard Le Coq, Roger Souza et une révélation, Valentine Teissère, dont c'est le premier film. Il s'agit du dernier amour de François-René de Chateaubriand. Nous confessons que nous avons du mal à&amp;nbsp;être objectif devant une telle réussite.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Le célèbre auteur d'&lt;em&gt;Athala&lt;/em&gt; est parti en cure à Salis de Béarn, il profite de son temps libre pour rédiger ces &lt;em&gt;Mémoires d'Outre-Tombe&lt;/em&gt;. Depuis plus de deux ans, il reçoit des lettres enflammées d'une de ces lectrices enthousiastes. Il s'est installé dans un hôtel où il versifie avec l'hôtelier. Celui-ci s'avère un poète touchant. Mais le tonnerre gronde, quand apparait sur le seuil de la porte, une demoiselle.&amp;nbsp;Après quelques instants de silence, après que Chateaubriand ait contemplé la jeune fille, les présentations vont être faites: c'est Léontine de Villeneuve, fille du Châtelain d'Hauterive, future Madame de Castelbajac, c'est la lectrice passionnée des oeuvres de René.&amp;nbsp;Ce dernier est d'abord amusée par l'admiration juvénile de cette donzelle. Mais voilà qu'elle se met à le courtiser, en lui disant qu'elle rêve d'être la mère du fils qu'il n'a pas eu. Elle parvient à jeter le trouble dans le coeur de ce génie vieillissant devant le regard bienveillant de l'hôtelier. René, va-t-il se laisser ensorceler&amp;nbsp;par cette jeune fille charmante ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Vous le serez&amp;nbsp;en allant découvrir ce chef d'oeuvre (réalisation et lumière soignée, interprétation magistrale et une sonate de Schubert&amp;nbsp;comme générique), s'il sort&amp;nbsp;dans un cinéma près de votre domicile. Ce film,&amp;nbsp;malgré ces grandes qualités&amp;nbsp;et à cause d'une carence financière, n'est projeté&amp;nbsp;pas&amp;nbsp;dans la majorité des salles de cinéma de France. Ce qui est regrettable.&amp;nbsp;C'est une reconstitution de la mentalité romantique, mêlant retenue et exaltation, folie et délicatesse, révolte et raffinement. Les spectateurs sont invités par le réalisateur à promouvoir son film par le bouche à oreille ou en contactant les salles d'art et d'essais, afin que son film sortent dans un plus grand nombre de salles: &lt;a href=&quot;http://www.occitanienne.com/&quot;&gt;www.occitanienne.com&lt;/a&gt; Jean Périssé a payé le prix de vouloir être libre, il a refusé d'exaucer des désirs de Canal +, ce qui relevait pour lui de la compromission. Canal ne voulait pas de Valentine Teissère, Jean Périssé (qui tenait à Valentine) a donc dit: &quot;Non !&quot; à Canal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'allais oublier de vous signaler deux informations: Ce film est une histoire vraie. Chateaubriand&amp;nbsp;a bien été draguer par Léontine de Villeneuve, il le raconte bièvement dans ces &lt;em&gt;Mémoires d'Outre-Tombe.&lt;/em&gt; Trop brièvement au goût de Léontine, qui devait charger plus tard sa petite fille de publier la corespondance qu'elle avait échangé pendant deux ans avec le Poète. Il l'appelée: &quot;L'Occitanienne.&quot; D'autre part, hier à la projection, le cinéaste, Bernard Le Coq (Chateaubriand) et Roger Souza (l'Hôtelier) étaient présents. Nous avons eu le plaisir de discuter avec trois artistes talentueux et chaleureux.&lt;/p&gt; 
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<title>Maupassant à la Télévision</title>
<link>http://leonarddebony.hautetfort.com/archive/2008/03/01/maupassant-à-la-télévision.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Boulay)</author>
<category>Film</category>
<pubDate>Sat, 01 Mar 2008 16:12:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;France 2 va diffuser la saison 2 de sa collection&lt;/em&gt; &quot;Chez Maupassant&lt;em&gt;&quot; chaque Mardi du Mois de Mars 2008.&amp;nbsp;IL s'agit de l'adaption très réussie de quatres nouvelles, suivies chacunes d'un conte, écrites par Guy de Maupassant.&amp;nbsp;&amp;nbsp;L'an dernier, nous avions aimé les premières adaptations nous rappelant avec nostalgie celles initiées par le regretté Claude Santelli dans les 1970-1980: réalisation honorable, interprétation magistrale par des comédiens illustres ou non.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://programmes.france2.fr/chez-maupassant/2008&quot;&gt;http://programmes.france2.fr/chez-maupassant/2008&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(site sonore)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Le 4 Mars 2008 nous pourrons voir un remake&lt;em&gt;: Le Rosier de Madame Husson&lt;/em&gt;. Le Rosier a été joué au Cinéma en 1932 par Fernandel et en 1954 par Bourvil. Mais dans cette nouvelle adaptation, le rôle principal est tenu par Marie-Anne Chazel incarnant Madame Husson.&amp;nbsp;Juste après, nous pourrons découvrir un conte &lt;em&gt;l'Ami Joseph&lt;/em&gt;&amp;nbsp;où un républicain, joué par Régis Laspalès, se fait inviter chez un de ces anciens amis de classe: un aristocrate royaliste comme son épouse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; S'il est probable que la majorité des oeuvres de Maupassant relève de la pure fiction, toutefois les deux récits diffusés le 4 Mars s'avère être des descriptions plutôt justes de la société dans laquelle a vécu Guy de Maupassant:&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;1) La Rosière:&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Jadis, il existait une jolie coutume, l'élection de la Rosière. Tous les ans, la jeune fille la plus vertueuse était élue. Il fallait qu'elle soit pucelle et qu'elle est&amp;nbsp;fait une bonne action comme créer une association caritative (on disait alors une oeuvre de bienfaisance) ou sauver un enfant de la noyade. Elle était élue par les notables de la commune: le curé, le maire, l'instituteur, le notaire et par des dames &quot;patronesses&quot; injustement taxées de bigoterie comme Madame Husson. Le critère de la beauté physique n'était pas retenue: seule la beauté de l'Ame était vantée.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Après, il fallait lui trouver un mari.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Aux lendemains de la Seconde Guerre Mondiale, l'élection des Rosières&amp;nbsp;a été progressivement remplaçer par celui de reines de beauté comme&amp;nbsp;le célèbre concours de Miss France: la beauté du corps s'est subtituée à celle de l'esprit, le triomphe du matérialisme. Après on n'est pas surpris de la controverse au sujet des photographies plus ou moins truquées de l'actuelle Miss France, Valérie Bègue...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;2) La Noblesse campagnarde:&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans le conte &lt;em&gt;L'Ami Joseph,&lt;/em&gt; Maupassant décrit un couple de nobles, châtelains demeurés fidèles au Roi: cette description est très crédible. Car encore de nos jours, il subsiste des &quot;hobereaux&quot;: agriculteurs en faire-valoir direct, c'est-à-dire n'ayant pas les moyens d'avoir des fermiers ou des métayers, ayant toutefois &quot;le coeur sur la main&quot; et possédant une grande culture générale. Jean de la Varende (1887-1959), qui fut l'un d'entre eux, vanta cette caste terrienne dans l'ensemble de son oeuvre: &lt;a href=&quot;http://lavarende.free.fr/&quot;&gt;http://lavarende.free.fr/&lt;/a&gt;&amp;nbsp;et &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_La_Varende&quot;&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_La_Varende&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ils restent chouans dans l'âme, ce sont les derniers seigneurs. Ils se sont appauvris au fil des années, ils tiennent à entretenir leurs biens hérités des aieux, des legs trainés comme des boulets. Depuis la fin du dernier conflit, plus de la moitié des châteaux (de taille diverses) des nobles furent vendus. Ils ont survécu à la Révolution malgré quelques proches guillotinés ou morts misérables pendant l'Emigration, pas aux conséquences de la Guerre de 14-18, leur crépuscule.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le mari en plus de cultiver la terre était le maire du village, l'épouse servait de cathéchiste et d'assistante sociale. Ceux qui sont parvenus tant bien que mal à garder le domaine ancestral, continue d'exercer ce rôle de protecteur. Parfois, ils sont contraints d'ouvrir leur propriété aux publics ou de faire des chambres d'hôtes. Ils emploient comme salariés, les descendants des domestiques de leurs aieux. Un exemple, le Marquis de Vibraye et son célèbre château: Cheverny (Moulinsart), &lt;a href=&quot;http://www.chateau-cheverny.fr/&quot;&gt;www.chateau-cheverny.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En 1790, quand la Révolution les obligea à élire les maires, les villageois choisirent leur seigneur. Quand la Révolution commença à persécuter la Religion et ces prêtres et religieux, dans toute la France les paysans se soulevèrent. Et ils&amp;nbsp;supplièrent leurs châtelains (au début réticents) de devenir leurs chefs, quoiqu'il eut des chefs roturiers (les premiers) et de grande valeur: le faux-saulnier Jean Cottereau (&quot;Jean Chouan&quot;) dans le Maine, le voiturier Jacques Cathelineau (dont les descendants seront anoblis par Louis XVIII) en Anjou, le Garde-Chasse Jean-Nicolas Stofflet dans le Bas-Poitou (l'actuel département de la Vendée), le fermier Georges Cadoudal (condamné à mort par Napoléon et guillotiné en 1804) en Bretagne...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Toutefois, à côté des aristocrates loyaux, il eut dans le pasé des nobles frondeurs et aujourd'hui, la majorité des nobles devenus citadins ne sont plus guère monarchistes. Aujourd'hui, ils sont dans &quot;la classe moyenne&quot;, s'ils ne sont pas au RMI. Un exemple douloureux, une princesse allemande, descendante du Kaiser Guillaume II, a fini ces jours dans un HLM à Munich.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A suivre ...&lt;/p&gt; 
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<title>Voici venir l'Orage</title>
<link>http://leonarddebony.hautetfort.com/archive/2008/01/26/voici-venir-l-orage.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Boulay)</author>
<category>Film</category>
<pubDate>Sat, 26 Jan 2008 12:05:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Le premier des trois épisodes de la série&lt;/em&gt; Voici venir l'Orage &lt;em&gt;sera diffusé le Mardi &amp;nbsp;29 Janvier 2008 sur France 2 à 20h50. Il s'agit de la mise-en-scène des souvenirs de famille de la scénariste et réalisatrice Nina Companeez, à qui on doit plusieurs belles sagas ayant fait les grandes heures de la télévison publique française:&lt;/em&gt; Les dames de la côte, la Grande Cabriole, l'Allée du Roi, Pique-Nique chez Osiris. &lt;em&gt;Mais nous découvrirons si ces souvenirs correspondent à la réalité historique, ces ancêtres ont subi les bouleversements et les barbaries de la première moitié du Vingtième Siècle comme beaucoup d'autres innocents.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Jadis l'ancêtre racontait son passé et l'histoire de sa famille à la jeune génération près de l'âtre, afin de leur léguer leurs racines. C'est le même but qui poussa une grand-mère dynamique, Nina Companeez, à réaliser ces souvenirs d'une époque tragique. Elle va donc&amp;nbsp;les présenter à ces petits-enfants chéris et à nous, puisqu'elle aime son public comme ces propres descendants. On s'attend à un programme captivant, comme ces précédentes réalisations.&amp;nbsp;Elle et ces descendants sont français par leur naissance, ce ne fut pas le cas de ces aieux: c'étaient des israélites russes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;A&amp;nbsp;cause de leur appartence au Judaisme, ils vont subir, comme des millions de leurs coreligionnaires, les pires vexations avant d'être persécuter et de risquer d'être exterminer par les Nazis. ILs vont devoir fuir d'abord la Russie à cause de la Révolution Bochévique, les Bolchéviques étaient antisémites&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; Ils sont victimes de clichés xénophobes répétés à l'envi depuis des générations: les Juifs sont sensés être richissimes et cupides (SIC), ils peuvent pas être des prolétaires aux yeux des Révolutionnaires moscovites. Après que les ancêtres de Nina Companeev furent contraint de se convertir à la religion orthodoxe dans les années du Tsarisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Alors ils vont quitter la Russie devenant l'URSS pour l'Allemagne de la République de Weimar...Même si on compatit aux souffrances de cette famille, trois épisodes ne montrant que des horreurs auraient été insoutenable. Le grand mérite de&amp;nbsp;cette oeuvre est de nous décrire les moments de joie que la famille a eu connu en Russie avant la Révolution et en Allemagne avant l'accession d'Hitler.&amp;nbsp;Et cette force des familles juives à tenir, à rester debout et la tête haute malgré les persécutions comme si elles avaient voulu montrer à leurs bourreaux: vous pouvez nous massacrer, vous n'exterminerez jamais le Judaisme.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;On rit, on pleure, on s'émeut.&amp;nbsp;La reconstitution de chaque période est remarquable. Et Nina Companeev met en valeur les personnages féminins au détriment des hommes, démontrant que dans nombreuses familles (et pas uniquement juives) les véritables chefs étaient les femmes.&amp;nbsp; La grand-mère, éblouissante Anouk Grinberg, est&amp;nbsp;une suffragette.&amp;nbsp; Et il y a l'Ame Slave avec la passion amoureuse qui dévorera Fania,&amp;nbsp;le personnage romantique incarné par l'exquise Natacha Régnier. Mais il faut aussi souligner le jeu très crédibles de deux autres comédiennes talentueuses: Anne Brochet et Valentine Varéla. Celle-ci est la propre fille de Nina Companeev et elle interprête sa propre grand-mère !&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Vous pouvez découvrir les bandes-annonces de cette série sur &lt;a href=&quot;http://www.telleestmatele.com/article-15829164.html&quot;&gt;http://www.telleestmatele.com/article-15829164.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Emilie du Chatenet</title>
<link>http://leonarddebony.hautetfort.com/archive/2007/12/29/emilie-du-chatenet.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Boulay)</author>
<category>Film</category>
<pubDate>Sat, 29 Dec 2007 14:55:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;France 3 diffuse ce soir,&lt;/em&gt; Divine Emilie, &lt;em&gt;un téléfilm qui a le grand mérite de sortir des oubliettes Emilie du Chatenet: une femme des plus brillantes de notre histoire.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Le règne de Louis XV est resté comme le siècle français par excellence: tout l'Occident avait les yeux rivés sur Versailles, sur la France qui était alors la première puissance économique du Monde. Les lettrés de tous les pays parlaient le Français: le Grand Frédéric de Prusse correspondait avec le belliqueux Charles XII de Suède qu'en Français...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les Salons littéraires étaient animés par des dames cultivées et généreuses, issues de la Bourgeoisie et de la Noblesse. On se souvient de Madame Geoffrin et de Julie de Lespinasse. le premier de ces salons est apparu dès le seconde moitié du XVIIè siècle, il était dirigé par Ninon de Lenclos. On préchait l'Humanisme, la Fraternité la Tolérance et le mythe du &quot;Bon Sauvage&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais surtout le culte de la Raison au détriment de celui de la Foi, &quot;l'irreligion&quot; avait tendance à dominer. Ces philosophes célèbraient le bonheur.&amp;nbsp;Mais les idées nouvelles qui véhiculèrent devaient susciter d'abord la Révolution Française et ensuite la Révolution Bolchévique et leurs cortèges d'atrocités: la Terreur de masse. Lénine disait que son père spirituel était Babeuf, celui se réclamait des Lumières du XVIIIè siècle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Malgré leur mérite, ces dames étaient éclipsée par l'une des premières femmes scientifiques, la traductrice de Newton: Emilie de Breteuil, marquise du Chatenet. Elle était d'une grande intelligence, grâce à celle de son mari qui l'avait initié à la philosophie et aux sciences. Il a fermé les yeux sur la romance très célèbre de son épouse avec ce mécréant de Voltaire. Elle était une battante, un vrai garçon manqué qui deviendra la toute première féministe. Une autre féministe a écrit sa biographie: Elisabeth Badinter. Elle estime qu'Emilie peut être un modèle pour les Jeunes Filles.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais Emilie était une femme libre, infidèle à son mari et à sa famille. A-t-elle pensé qu'à elle-même ? Dans le téléfilm, on voit bien qu'elle était une libertine. Elle n'avait pas peur de parler franchement avec un langage trivial: une femme à la fois savante et rebelle.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Voici deux livres d'universitaires sur les Salons et les Philosophes: &lt;em&gt;Filles de Lumières, femmes et sociétés d'esprit à Paris&lt;/em&gt; par Jean de Viguerie et&lt;em&gt;&amp;nbsp; Voltaire, aspects cachés de l'Humanisme des Lumières&lt;/em&gt; par Xavier Martin. Deux études publiés en 2007 aux éditions Dominique Martin Morin. On peut acheter ces thèses sur &lt;a href=&quot;http://www.librairiecatholique.com/&quot;&gt;www.librairiecatholique.com&lt;/a&gt;&amp;nbsp;On peut consulter la biographie de Voltaire écrite par Pierre Milza et publié chez Perrin, à Paris en 2007. Achat sur: &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Voltaire-Pierre-Milza/dp/2262022518&quot;&gt;www.amazon.fr/Voltaire-Pierre-Milza/dp/2262022518&lt;/a&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>La Jeunesse d'Arsène Lupin</title>
<link>http://leonarddebony.hautetfort.com/archive/2007/12/08/la-jeunesse-d-arsene-lupin.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Boulay)</author>
<category>Film</category>
<pubDate>Sat, 08 Dec 2007 16:05:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Voici le contenu d'un article qui fut publié pour la première fois en Janvier 2006 dans &quot;La Gazette&quot; des JNF Paris&amp;nbsp;et écrit le 22 Décembre 2005. Dimanche 9 décembre 2007, TF1 diffuse le film &quot;Arsène Lupin&quot; de Jean-Paul Salomé. Notre article était un commentaire de cette oeuvre.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Il arrive parfois&amp;nbsp; que des héros de papier dépasse en notoriété leur auteur et deviennent ainsi aussi célèbres que des véritables héros: les Anglais ont Sherlock Holmes, nous, nous avons Arsène lupin. Son succès fut tel qu'un très grand nombre de lecteurs se persuadèrent que Lupin existait ou qu'il avait existé malgré les dénégations de son auteur, Maurice Leblanc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Et quand un authentique Gentleman-Cambrioleur, Serge de Lentz, passa en jugement dans les années 1920, la presse ne put s'empêcher d'écrire: &quot;Arsène lupin passe en correctionelle !!!&quot; Et Maurice Leblanc fut obligé par son entourage d'assister au procès d'un inconnu et d'écrire une nouvelle: &quot;Comment&amp;nbsp;ai-je connu Arsène Lupin&quot;. Mais les années passèrent, Leblanc mourut dans un relatif oubli alors que Lupin entra dans le dictionnaire et dans l'imaginaire collectif des Français ! Boileau-Narcejac continuèrent à écrire ces aventures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp; Dans les années 1950, le cinéma s'empara du personnage (joué par par Robert Lamoureux) avant&amp;nbsp;la Télévision vingt ans plus tard (Georges Descrières, Jean-Claude Brialy, puis François Dunoyer en 1990). Par conséquent, nos ancêtres suivaient avec beaucoup d'intérêt les &quot;exploits&quot; d'Arsène, sans avoir lu forcément l'ouvre de maurice Leblanc. Bref, Lupin est devenu un personnage famillier, dont on regardait en souriant les fredaines. Mais on le connaissait qu'à l'âge adulte, entre 45 et 60 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En 2004 sortit le film &quot;Arsène Lupin&quot; de Jean-Paul Salomé, ce n'était pas un remake, mais la jeunesse tant attendue du héros, enfin nous allons savoir pourqoui il est devenu &quot;Gentleman-cambrioleur&quot;, puisque beaucoup ne lisent plus guère Maurice Leblanc. Vous voulez savoir ? Eh bien, chers amis, précipitez-vous&amp;nbsp;pour acheter le DVD du film de Salomé&amp;nbsp;!!! Vous verrez avec plaisir des courses poursuites, un&amp;nbsp;prétendant au Trône de France partit chercher le Trésor de ces aieux, trésor se trouvant dan sl'aiguille creuse d'Etretat avec une aventurère quelque peu sorcière...&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Achat du DVD sur &lt;a href=&quot;http://www.priceminister.com/&quot;&gt;www.priceminister.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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